Cathobiblique

janvier 4, 2008

L’Eglise est catholique

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 L’EGLISE EST CATHOLIQUE (CEC § 830-856)

L’adjectif « catholique » vient du grec καθολικός  (katholikós) qui signifie littéralement « selon le tout » c’est-à-dire « universel ». Cette qualité de l’Eglise est désirée par Jésus lui-même, lorsqu’il dit : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toute les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 18-20).  La catholicité de l’Eglise est l’accomplissement de nombreuses prophéties de l’Ancien Testament, par ex. : « tous les peuples, nations et langues le serviront. Son empire est un empire éternel » (Dn 7, 14).

Jésus a donné à son Eglise sa propre autorité, et elle s’est étendu aux quatre coins de la terre et au travers du temps. L’Eglise n’est pas un phénomène isolé dans une région particulier ou en un temps particulier. Elle n’appartient pas à un parti politique, ni à une langue comme le St Esprit l’a démontré à la Pentecôte par le don des langues (Ac 2, 4-11). Et cependant, l’unité de l’Eglise n’a rien de vague .Le Corps du Christ est reconnaissable à ses caractéristiques : fidélité à l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières (Ac 2, 42). C’est à cela que l’Eglise ressemble ; sous toutes les latitudes et à toutes les époques.

Depuis le début les chrétiens utilisèrent le mot katholikos pour décrire l’Eglise de Jésus Christ. La trace écrite la plus ancienne de cette pratique se trouve dans la lettre d’Ignace d’Antioche (deuxième évêque d’Antioche après St Pierre, disciple de St Jean) aux chrétiens de Smyrne, en 105 ap. JC : « Là où parait l’évêque, que là soit la communauté, de même que là où soit le Christ Jésus, là est l’Eglise catholique » (Lettre aux Smyrniotes VIII, 2). En 155, le mot apparaît dans le récit du martyr de St Polycarpe (ami d’Ignace, évêque de Smyrne et disciple de St Jean), qui début ainsi : « L’Eglise de Dieu qui séjourne à Smyrne à l’Eglise de Dieu qui séjourne à Philomélium et à toutes les communautés de la sainte Eglise catholique qui séjournent en tout lieu ».

La doctrine et le culte catholique ont conservé une remarquable unité à travers le temps et l’espace. Ce n’est pas une simple uniformité, car les formes et les expressions changent selon les coutumes et les langages locaux. Cependant les églises locales sont clairement identifiées au corps universel. Les premiers chrétiens soulignent combien le vécu de l’Eglise universelle prolonge celui de la première communauté de Jérusalem. Et la marque distinctive de la pratique chrétienne est la fraction du pain, c’est-à-dire l’Eucharistie. Les Pères de l’Eglise appliquent à la Messe cette prophétie de Malachie : « Mais, du levant au couchant, mon Nom est grand chez les nations, et en tout lieu un sacrifice d’encens est présenté à mon Nom ainsi qu’une offrande pure » (Mal 1, 11). Ce verset est cité dans le plus ancien document chrétien non biblique, la Didachée, écrit en 48 ap. JC et qui décrit en autre la célébration de l’Eucharistie.

« Catholique » est donc le nom propre de l’unique et visible Eglise fondée par Jésus. C’est l’Eglise dont les Actes des Apôtres nous parle, celle qui est décrite comme ayant une tête, des évêques, des prêtres, des diacres, des sacrements, des doctrines, une autorité et des disciples. C’est cette même Eglise catholique qui a été persécutée par les empereurs romains et qui est aujourd’hui répandu à travers le monde.

L’EGLISE EST APOSTOLIQUE

janvier 2, 2008

L’Eglise est sainte

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L’EGLISE EST SAINTE (CEC § 823-829)

Le Nouveau Testament évoque souvent le lien entre l’Eglise et la sainteté. L’Eglise est « une nation sainte » (1 P 2, 9). Elle est l’Epouse du Christ (Eph 5, 31-32). C’est le « temple du Dieu vivant » (2 Co 6, 16). Et comme nous l’avons plus tôt, l’Eglise est le Saint Corps du Christ. Les membres de l’Eglise sont appelés « saints » (Ac 9, 13 ; 1 Co 6, 1).

            Le concept de sainteté est omniprésent dans la Bible. Le mot hébreu pour sainteté est קדושה (Kedousha), signifie littéralement « mise à part », réservé pour un usage particulier, comme le Temple est différent des autres bâtiments, comme le Shabbat est mis à part des autres jours et comme l’épouse est mise à part pour l’époux (en hébreu « fiançailles » se dit « kiddushin »). Le peuple saint est composé de ceux que Dieu a mis à part du reste de la création, pour être le couronnement de cette création, ses fils et filles bien aimés.

            L’Eglise est sainte parce qu’elle communique la Vie divine. Comme Corps du Christ, elle possède et dispense la vie même du Christ. Ses membres sont saints parce que, par le baptême, ils sont « participants de la nature divine » (2 P 1, 4). C’est la signification de la grâce : participer à la vie même de Dieu. Ainsi, ceux que l’Eglise honorent comme « saints », sont ceux qui ont répondus d’une manière exemplaire à la grâce de Dieu. Souvent cette grâce s’est manifestée par des signes extérieurs comme une pratique héroïque des vertus, une mort en martyr ou par des miracles.

            L’Eglise est sainte par sa doctrine qu’elle a reçu de son Fondateur Jésus qui est Saint (Ac 4, 27.30) et par le Saint Esprit qui demeure en elle. Sa doctrine est essentiellement l’imitation de Jésus et de sa vie de sainteté. La sainteté est ainsi la vie divine, la vie du Christ reproduit dans la vie et la mort des saints. D’une façon particulière, on le voit dans le cas des martyrs ; Ces derniers étaient vénérés dans l’Eglise primitive (Hb 11, 35-38, Ap 6, 9-11). Mais un autre groupe était encore plus vénéré par les premiers chrétiens. On dit d’eux qu’ils ont vécu le « martyre blanc », non pas en mourant de mort violent en témoin de l’Evangile, mais mourant au quotidien à eux-mêmes. Et parmi eux se trouvaient ceux qui avaient renoncé à la vie de famille pour le Christ et son Royaume, à savoir les vierges consacrés. Jésus loue le choix de ceux qui « qui se sont fait eunuques pour le Royaume des cieux » (Mt 19, 12). Ces personnes, par appel de Dieu, choisissent de se « mettre à part » comme un signe de sainteté, du kiddushin, du mariage de Dieu et de son Epouse, l’Eglise.

            Tandis que Jésus n’a jamais connu le péché, l’Eglise qui renferme des pécheurs dans son propre sein, est à la fois sainte et appelée à se purifier et doit poursuivre de façon incessante son effort de pénitence et de renouvellement. « Tous les membres de l’Église, ses ministres y compris, doivent se reconnaître pécheurs (cf. 1 Jn 1, 8-10). En tous, l’ivraie du péché se trouve encore mêlée au bon grain de l’Évangile jusqu’à la fin des temps (cf. Mt 13, 24-30). L’Église rassemble donc des pécheurs saisis par le salut du Christ mais toujours en voie de sanctification » (CEC § 827).

L’EGLISE EST CATHOLIQUE

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