Cathobiblique

janvier 21, 2008

COMMENT DETERMINER QUELLE EST L’EGLISE FONDEE PAR JESUS ?

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 COMMENT DETERMINER QUELLE EST L’EGLISE FONDEE PAR JESUS ?

L’Eglise fondée par Jésus doit remonter historiquement au premier siècle, ses doctrines doivent être les mêmes que celles de l’Eglise apostolique et ses dirigeants doivent être capables d’appuyer leur autorité en retraçant leur lien avec les Apôtres. Ainsi l’histoire, les doctrines apostoliques et l’autorité apostolique sont les trois points à considérer pour déterminer quelle Eglise Jésus a fondé. Seule l’Eglise catholique possèdent ces trois caractéristiques.

Histoire

Tout livre historique objectif montrera que seule l’Eglise catholique existait à l’époque des apôtres. Le mot « catholique » apparaît pour la première fois dans une lettre de St Ignace d’Antioche (mort en 110 ap JC) afin distinguer l’Eglise du Christ des groupes hérétiques. Il est intéressant de noter que le terme « chrétien » a aussi utilisé pour la première fois à Antioche (Ac 11, 26). La lettre de St Ignace indique qu’en 110, l’Eglise fondée par Jésus était déjà connue sous le nom d’ « Eglise catholique ».

Doctrines apostoliques

Les Pères de l’Eglise sont le lien indispensable avec le christianisme apostolique. Leurs écrits nous indiquent quelle était la foi des premiers chrétiens. Or, tous enseignent unanimement les mêmes doctrines, clairement catholiques.

Autorité apostolique

La Bible et la Sainte Tradition sont très clairs sur le fait que le Christ a laissé son Eglise avec un gouvernement hiérarchique, composé d’évêques, de presbytres (prêtres) et de diacres, avec le successeur de Pierre à leur tête. Seule l’Eglise catholique a une telle hiérarchie de gouvernement qui peut retracer son autorité – au travers d’une succession ininterrompue- jusqu’aux apôtres, auxquels Jésus a confié son autorité.

L’Eglise est une

janvier 4, 2008

L’Eglise est catholique

Classé dans : Eglise — cathobiblique @ 6:03
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 L’EGLISE EST CATHOLIQUE (CEC § 830-856)

L’adjectif « catholique » vient du grec καθολικός  (katholikós) qui signifie littéralement « selon le tout » c’est-à-dire « universel ». Cette qualité de l’Eglise est désirée par Jésus lui-même, lorsqu’il dit : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toute les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 18-20).  La catholicité de l’Eglise est l’accomplissement de nombreuses prophéties de l’Ancien Testament, par ex. : « tous les peuples, nations et langues le serviront. Son empire est un empire éternel » (Dn 7, 14).

Jésus a donné à son Eglise sa propre autorité, et elle s’est étendu aux quatre coins de la terre et au travers du temps. L’Eglise n’est pas un phénomène isolé dans une région particulier ou en un temps particulier. Elle n’appartient pas à un parti politique, ni à une langue comme le St Esprit l’a démontré à la Pentecôte par le don des langues (Ac 2, 4-11). Et cependant, l’unité de l’Eglise n’a rien de vague .Le Corps du Christ est reconnaissable à ses caractéristiques : fidélité à l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain et les prières (Ac 2, 42). C’est à cela que l’Eglise ressemble ; sous toutes les latitudes et à toutes les époques.

Depuis le début les chrétiens utilisèrent le mot katholikos pour décrire l’Eglise de Jésus Christ. La trace écrite la plus ancienne de cette pratique se trouve dans la lettre d’Ignace d’Antioche (deuxième évêque d’Antioche après St Pierre, disciple de St Jean) aux chrétiens de Smyrne, en 105 ap. JC : « Là où parait l’évêque, que là soit la communauté, de même que là où soit le Christ Jésus, là est l’Eglise catholique » (Lettre aux Smyrniotes VIII, 2). En 155, le mot apparaît dans le récit du martyr de St Polycarpe (ami d’Ignace, évêque de Smyrne et disciple de St Jean), qui début ainsi : « L’Eglise de Dieu qui séjourne à Smyrne à l’Eglise de Dieu qui séjourne à Philomélium et à toutes les communautés de la sainte Eglise catholique qui séjournent en tout lieu ».

La doctrine et le culte catholique ont conservé une remarquable unité à travers le temps et l’espace. Ce n’est pas une simple uniformité, car les formes et les expressions changent selon les coutumes et les langages locaux. Cependant les églises locales sont clairement identifiées au corps universel. Les premiers chrétiens soulignent combien le vécu de l’Eglise universelle prolonge celui de la première communauté de Jérusalem. Et la marque distinctive de la pratique chrétienne est la fraction du pain, c’est-à-dire l’Eucharistie. Les Pères de l’Eglise appliquent à la Messe cette prophétie de Malachie : « Mais, du levant au couchant, mon Nom est grand chez les nations, et en tout lieu un sacrifice d’encens est présenté à mon Nom ainsi qu’une offrande pure » (Mal 1, 11). Ce verset est cité dans le plus ancien document chrétien non biblique, la Didachée, écrit en 48 ap. JC et qui décrit en autre la célébration de l’Eucharistie.

« Catholique » est donc le nom propre de l’unique et visible Eglise fondée par Jésus. C’est l’Eglise dont les Actes des Apôtres nous parle, celle qui est décrite comme ayant une tête, des évêques, des prêtres, des diacres, des sacrements, des doctrines, une autorité et des disciples. C’est cette même Eglise catholique qui a été persécutée par les empereurs romains et qui est aujourd’hui répandu à travers le monde.

L’EGLISE EST APOSTOLIQUE

décembre 29, 2007

L’Eglise est une

Classé dans : Eglise — cathobiblique @ 6:23
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L’Eglise, nous dit St Paul en Eph 3, 10 est un « mystère ». Ce mystère est si grand que les anges du ciel apprennent la sagesse de Dieu par l’Eglise et à travers elle. Comme nous ne pouvons pas voir que Jésus est le Fils du Dieu vivant sans le don de la foi, nous ne pouvons pas, sans la foi voir que l’Eglise est un organisme surnaturel, le Corps du Christ dont l’âme est le St Esprit.Nous allons, à l’aide de la Bible, découvrir les 4 caractéristiques prinicipales de l’Eglise fondée par Jésus et ainsi avoir les moyens de la reconnaître aujourd’hui.L’EGLISE EST UNE (CEC § 813-822)

St Paul met l’accent sur le fait que, comme il y n’y a qu’un seul Seigneur et un seul Dieu, il n’y a qu’ « une seule foi, un seul baptême » (Eph 4, 5). Il décrit fréquemment l’Eglise comme « un seul corps », identifié à l’unicité du corps même de Jésus (Rm 12, 5 ; 1 Co 10, 17 ; 12, 12-13 ; Eph 2, 16 ; 4, 4 ; Col 3, 15). Paul reconnaît que les chrétiens sont nombreux et différents, mais il insiste sur l’unité de l’Eglise. Il en parle même dans des termes sacramentaux : « Aussi bien est-ce en un seul Esprit que nous tous avons été baptisés en un seul corps (…) et tous nous avons été abreuvés d’un seul Esprit » 1 Co 12, 13. Les chrétiens sont liés par un baptême commun et une même Eucharistie.

Certains objectent que cette « Eglise » est purement spirituelle voire invisible. Mais ce n’est pas ce que Paul exprime lorsqu’il parle de l’Eglise comme le « corps » du Christ. Car le corps est la partie visible d’un être, dotée d’une âme. Si Paul avait voulu décrire une Eglise purement spirituelle, il n’aurait pas parlé de « corps » mais d’ « âme » du Christ….

« Corps » indique une unité visible. Jésus lui-même exprime un profond désir d’une Eglise unie. Evoquant un thème récurrent de l’Ancien Testament, il promet : « Il y aura une seul troupeau, un seul pasteur » Jn 10, 16. Nous pouvons être sûrs que ni Jésus ni Paul ne faisaient allusion à une unité de façade. Au contraire Paul dit : « Je vous en prie frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, Ayez tous le même langage ; qu’il n’y ait pas chez vous de divisions ; soyez étroitement unis dans le même esprit et la même pensée » 1 Co 1, 10. Dans l’évangile de Jean, Jésus prie le Père pour l’unité de tous ceux qui croient en Lui (Jn 17, 1-23).

La seule candidate pour une telle unité est l’Eglise Catholique, qui transcende toutes les frontières, qu’elles soient ethniques, nationales ou culturelles. C’est la seule communauté chrétienne qui professe une seule et même foi, inchangée, et ceci dans le monde entier et à travers les âges. Les chrétiens séparés, qui ne s’appuie que sur « l’Ecriture seule », se composent de plusieurs dizaines de milliers de dénominations. De plus, ces dénominations diffèrent l’une de l’autre sur des points de doctrine clés tels la nature de l’expiation et la signification des dons charismatiques, l’âge approprié pour le baptême et la fréquence minimale pour la communion, la moralité de l’avortement et de l’euthanasie, la nature et la fonction du clergé, et même le jour où les chrétiens doivent se réunir pour prier ensemble. Beaucoup de ces interprétations sont mutuellement contradictoires et s’excluent les unes des autres. Est-ce qu’une telle confusion est ce que Jésus et Paul appellent l’unité de l’Eglise ?

Si l’on compare toutes ces dénominations avec l’Eglise de l’Ancien Testament, on découvre une Eglise unie dans laquelle les « églises » sont divisées géographiquement, mais jamais divisées par rapport à la doctrine en multiples dénominations. Cette sorte de diversité est rejetée. Le seul groupe chrétien qui s’est divisé de l’Eglise, à l’époque de la rédaction du Nouveau Testament est celui des Nicolaïtes, qui professe une autre doctrine que celle des apôtres (Ap 3, 15).

Ce qu’il nous dit de l’Eglise primitive dans les Actes est vrai de l’Eglise catholique, à n’importe quelle époque et sous toutes les latitudes : « Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières » Ac 2, 42. Partout où est l’Eglise catholique, le peuple s’assemble pour écouter la doctrine apostolique et communier à la fraction du pain, en disant les prières habituelles.

Cela ne signifie pas bien sûr que l’Eglise catholique n’a pas en son sein des râleurs dans les bancs, des rebelles, des dissidents et des pécheurs ! Mais l’Eglise reste une en dépit de ce type de personnages que l’on rencontre dans les pages des Actes des Apôtres, tel qu’Ananie et Saphire (Ac 5, 1-11), Simon le Magicien de Samarie (Ac 8, 9-24) et leurs semblables. Citons par exemple ceux que réprouve Paul dans la première aux Corinthiens ou ceux que déplorent Jean dans sa deuxième épître.

L’Eglise est divine mais aussi humaine. La Deuxième Personne de la Trinité est devenu homme et son corps crucifié a été couvert de saletés et de crachats. A toutes les époques les pécheurs à l’intérieur de l’Eglise (dont nous faisons aussi partie) sont ses salissures sur le Corps du Christ…

Le mot « mystère » est important ici, car c’est un autre mot que Paul emploie pour décrire l’Eglise (Eph 5, 32). Un mystère est quelque chose caché à la vue, quelque chose qui ne peut être connu que par la foi. Quand nous regardons l’Eglise, nous voyons et entendons son aspect humain, un phénomène sociologique. Mais avec les yeux de la foi, nous pouvons, comme Paul, discerner un vrai mystère, le seul « Corps du Christ ». Cela signifie affirmer quelque chose qui n’est pas apparent à la vue, mais qui appartient au domaine de la foi surnaturelle.

L’Eglise est sainte

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