Cathobiblique

août 2, 2008

Le témoignage de st Paul sur l’Eucharistie

Classé dans : Eucharistie — cathobiblique @ 12:16

LE TEMOIGNAGE DE ST PAUL SUR L’EUCHARISTIE

Les apôtres ont continué à célébrer l’Eucharistie en obéissance au commandement de Jésus « faites ceci en mémoire de moi » (Lc 22, 19).

Est-ce que les premiers chrétiens croyaient à la présence réelle du corps et du sang du Christ dans l’Eucharistie ?

Est-ce que les apôtres croyaient qu’ils distribuaient du pain et du vin comme un symbole du Christ ou bien qu’ils consacraient réellement le corps et le sang du Christ ?

Considérons le témoignage de saint Paul dans sa première lettre aux Corinthiens : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas communion au sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas communion au corps du Christ ? » (1 Co 10, 16). St Paul dit que dans l’Eucharistie nous recevons le corps et le sang du Christ, et non pas un simple symbole. Le symbolisme du pain et du vin ne peut pas nous unir au corps et au sang réels de Jésus. L’unique façon de communier au corps et au sang de Jésus à travers l’Eucharistie n’est possible que si son corps et son sang sont réellement présent dans l’Eucharistie.

St Paul met en garde les chrétiens contre la réception de l’Eucharistie d’une façon indigne : « Ainsi donc, quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement aura à répondre du corps et du sang du Seigneur. » (1 Co 11, 27). Au temps de st Paul, l’expression « répondre du corps et du sang » de quelqu’un signifiait être coupable de meurtre, d’avoir répandu le sang de cette personne. Si nous recevons l’Eucharistie d’une façon indigne, nous sommes coupables d’un sacrilège comparable à celui de répandre le sang du Christ. Nous ne pouvons être coupable de meurtre si nous ne faisons que de violer la présence symbolique de quelqu’un. Par exemple si un homme piétine la photo de son épouse ou décapite une statue du pape, il pourra être coupable de manque de respect, lais certainement pas d’agression et encore moins de meurtre. Endommager un symbole ne porte pas atteinte à la personne. Comment pouvons nous répondre du corps et du sang du Seigneur si son corps et son sang ne sont pas réellement présents dans l’Eucharistie ? Sans la Présence Réelle, les mots de st Paul n’ont aucun sens.

St Paul continue :« Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de cette coupe ; car celui qui mange et boit, mange et boit sa propre condamnation, s’il ne discerne le Corps. » (1 Co 11, 28-29). St Paul dit que nous sommes condamnés si nous ne reconnaissons pas le corps du Christ. Comment pouvons nous être tenus pour responsables de ne pas discerner le corps du Seigneur dans l’Eucharistie si c’est seulement un bout de pain et du vin ? La possibilité de ne pas reconnaître Jésus dans l’Eucharistie implique qu’Il est réellement là afin de pouvoir être discerné. Discernons-nous le corps du Christ dans l’Eucharistie ? C’est la question que nous devons nous demander et que nous pouvons poser à nos frères et sœurs non-catholiques.

 

Objection:

Même après la consécration, Jésus appelle ce qui est contenu dans la coupe « le fruit de la vigne » (Mt 26, 29) et St Paul continue à appeler l’autre élément « pain » (1 Co 11, 26.27.28). Cela ne prouve-t-il pas que ces éléments demeurent du pain et du vin ?

mai 21, 2008

La promesse de l’Eucharistie accomplie à la Dernière Cène

Classé dans : Eucharistie — cathobiblique @ 3:05

La promesse de l’Eucharistie accomplie à la Dernière Cène

Jésus accomplit sa promesse de donner Sa chair et Son sang comme nourriture et boisson à la Dernière Cène. Le Nouveau Testament rapporte cet évènement quatre fois : Mt 26, 26-30 ; Mc 14, 22-26 ; Lc 22, 14-20 et 1 Co 11, 23-26. Lorsque Jésus prononce ces paroles prodigieuses : « Ceci est ma chairceci est mon sang », le pain et le vin deviennent réellement le Corps et le Sang de Jésus.

Croire à la Présence Réelle, c’est simplement prendre Jésus au mot. S’il déclare qu’un pain et qu’un vin ordinaire est réellement son Corps et son Sang, par la toute puissance de la Parole même de Dieu, c’est ce qu’ils deviennent ! Dieu créa la lumière en disant simplement « que la lumière soit » (Gn 1, 3). Jésus guérit le fils de l’officier royal à Capharnaum en affirmant simplement qu’il était guérit (Jn 4, 46-53). Jésus saisit toutes les occasions pour convaincre les apôtres de sa toute puissance : il guérit toutes sorte de maladies et d’infirmités, ressuscite des morts, change l’eau en vin, calme la tempête, marche sur les eaux et multiplie les pains pour nourrir les foules. Il fait tout cela pour préparer les apôtres à accepter la vérité de ce qu’il déclare, quel qu’en soit l’aspect extraordinaire.

Comme il le fait en Jean 6, Jésus établit l’équivalence entre son Corps et son Sang donné dans l’Eucharistie et son Corps et son Sang sacrifiés sur la Croix. « Ceci est mon Corps livré pour vous » (Lc 22, 19) ; « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. » (Mt 26, 28). Jésus identifie le corps et le sang qu’il donne à la Dernière Cène avec le même Corps et le même Sang qu’il va offrir sur la Croix. Si nous acceptons que le corps et le sang offerts sur la croix sont réels, alors nous devons aussi accepter que le corps et le sang offerts dans l’Eucharistie sont réels.

Si Jésus ne parle pas littéralement, pourquoi utilise-t-il des mots si simples et si clairs en une occasion si solennelle, à la veille de sa crucifixion ? A la Dernière Cène, à la veille de sa passion,  Jésus nous donne ses dernières volontés et son testament. Ce sont donc des paroles claires et précises qu’il prononce à ce moment là (voir Mc 4, 34).

L’Eucharistie a été célébrée au moment de la Paque et est l’accomplissement du sacrifice de la Paque juive. Ce rite exigeait que l’agneau pascal soit mangé (Ex 12, 8.46) pour éviter la mort des premiers nés. Jean le Baptiste appelle Jésus « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 29) et St Paul appelle le Christ « notre agneau pascal » qui « a été sacrifié » (1 Co 5, 7). Nous devons manger la chair de notre agneau pascal, Jésus l’Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde. Les israélites qui n’ont pas mangé l’agneau pascal n’ont pas reçu les bénéfices du sacrifice de l’agneau (la libération de la mort corporelle). De même, si nous ne consommons pas le vrai Agneau pascal dans l’Eucharistie, nous ne partagerons pas les mérites du sacrifice de l’Agneau au Calvaire (la libération de la mort spirituelle).

 

Objections:

 Jésus ne parle-il pas symboliquement lorsqu’il dit:”Ceci est mon corps, ceci est mon sang”?

Si les Apôtres ont mangé la chair et le sang de Jésus de façon réelle, n’est-ce pas du cannibalisme?

N’est-il pas impossible pour le corps et le sang de Jésus d’être en deux endroits en même temps ?

mars 25, 2008

L’Eucharistie promise en Jean 6

Classé dans : Eucharistie — cathobiblique @ 4:21
Tags: , ,

 L’Eucharistie accomplie dans le Nouveau Testament

L’Eucharistie promise en Jean 6

L’expression la plus claire de la doctrine de la Présence Réelle se trouve au sixième chapitre de l’Evangile selon St Jean. Il est extrêmement important de se rappeler que jean 6 a deux thèmes majeurs, profondément liés :

  • L’enseignement de Jésus sur l’Eucharistie
  • La discussion de Jésus à propos de la foi – la foi unique nécessaire pour accepter son difficile enseignement à propos de l’Eucharistie.

En lisant Jean 6, nous voyons combien de disciples manquaient de la foi nécessaire pour croire à la Présence Réelle. Lorsqu’il marchait sur la terre, il fallait une grande foi pour croire que Jésus était Dieu, car Son humanité voilait Sa divinité. Cependant, croire que Jésus est présent dans l’Eucharistie nécessite une foi encore plus grande, parce que l’Eucharistie voile à la fois Sa divinité et Son humanité. C’est pourquoi Jésus insiste si fortement sur le thème de la foi tout en révélant Son enseignement sur l’Eucharistie.

Dans le discours eucharistique (Jn 6, 35-69), Jésus enseigne clairement que nous devons consommer Sa chair et Son sang comme nourriture :

« Je suis le pain vivant, descendu du ciel. Qui mangera ce pain vivra à jamais. Et même, le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde. » (v 51) « Alors Jésus leur dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.» (v 53) « Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. » (v 55).

Ce n’est pas par hasard qu’immédiatement avant le discours eucharistique, Jésus opère deux de Ses plus fameux miracles, tous deux soulignant l’importance de la foi :

  • La multiplication des pains et le fait de nourrir 5000 personnes, par lequel il met la foi de Philippe à l’épreuve (Jn 6, 6)
  • La tempête apaisée, lorsque Jésus réprimande Pierre pour son manque de foi (Mt 14, 31)

Il y a au moins cinq raisons pour lesquelles nous savons que Jésus parlait littéralement et non pas symboliquement à propos de Sa chair et de Son sang.

  • 1) Le discours se place juste après la multiplication des pains qui préfigure le don inépuisable de la propre chair et du sang de Jésus, qui pourront être reçus par des millions sans être divisés ou diminués. Jésus déclare que ce miracle opéré avec du pain ordinaire n’est rien comparé au miracle qu’Il accomplira en nous donnant le pain extraordinaire de Sa propre chair.
  • 2) Jésus affirme la supériorité de Son pain sur la manne donnée aux Hébreux:«Je suis le pain de vie. Vos pères, dans le désert, ont mangé la manne et sont morts ; ce pain est celui qui descend du ciel pour qu’on le mange et ne meure pas.» (Jn 6, 48-50). Le miracle de la manne était extraordinaire. Chaque jour, plusieurs millions d’Hébreux recevaient un gomor (un volume d’environ 2 litres ) de manne par personne (Ex 16, 16). Cela correspond à plusieurs centaines de tonnes de manne tombant du ciel (sauf pour Shabbat) et ceci pendant 40 ans! Jésus dit qu’il va opérer un miracle encore plus grand. Mais un pain ordinaire, servi comme un symbole du Christ serait inférieur à la manne surnaturelle, venue du ciel. Le pain que Jésus nous donne doit être plus réel et encore plus miraculeux que la manne elle-même.
  • 3) Tout ceux qui ont entendu Jésus ont compris qu’Il parlait littéralement de Son corps et de Son sang. Les auditeurs incrédules s’exclament:«Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ?» (Jn 6, 52). Et les disciples tout aussi incrédules de dire:« Elle est dure, cette parole ! Qui peut l’écouter ? » (Jn 6, 60). Beaucoup des disciples de Jésus ont vécu avec lui pendant près de deux ans et parlent la même langue. Ils l’ont entendu parlé symboliquement, utilisant des paraboles,; des allégorie et des analogies (en appelant par exemple Hérode un «renard» Lc 13, 32). Ils l’ont aussi entendu parler littéralement. Et ici, personne ne demande à Jésus de s’expliquer, car ils ont parfaitement compris ce que Jésus disait.
  • 4) Au lieu de dire à ses auditeurs qu’ils se méprennent sur le sens de ses paroles, au lieu de leur dire qu’il ne parle que symboliquement, Jésus répète son enseignement de la façon la plus littérale possible, six fois en six versets (Jn 6, 53-58)! « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.» (Jn 6, 53). «Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson.» (Jn 6, 55). Ce n’est pas un langage symbolique!
  • 5) Beaucoup de disciples de Jésus n’accepte pas le réalisme de Son enseignement et Le quitte (Jn 6, 66). Remarquons que Jésus ne les retient pas en expliquant qu’il parlait en figure, comme Il le fit précédemment lorsqu’ils ont , par erreur, cru qu’Il parlait littéralement. Par ex en Jn 4, 31-34, Jésus dit:«J’ai à manger un aliment que vous ne connaissez pas». Ses disciples comprennent cette phrase littéralement, donc Jésus explique:«Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et de mener son œuvre à bonne fin». En Mt 16, 5-12, Jésus dit:«Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens !». Une fois de plus les disciples pensent que Jésus parle littéralement. Jésus les corrige et leur explique qu’il ne parle pas d’un pain réel: «Alors ils comprirent qu’il avait dit de se méfier, non du levain dont on fait le pain, mais de l’enseignement des Pharisiens et des Sadducéens.».

Si Jésus ne rappelle pas les disciples, c’est parce qu’ils ont compris exactement ce qu’il disait et ils ne peuvent l’accepter. Même les douze apôtres sont secoués. Mais Jésus ne fait aucun compromis. Au contraire, Il met à l’épreuve ceux qu’Il a Lui-même choisi : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » (Jn 6, 67). Pierre fait cette réponse de foi : « Seigneur, à qui irons-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Nous, nous croyons, et nous avons reconnu que tu es le Saint de Dieu. » (Jn 6, 69). Nous avons deux choix : nous pouvons soit douter comme les juifs et les disciples incrédules, soit croire comme Pierre que Jésus va accomplir sa promesse. Il est à noter que Judas rejette apparemment cet enseignement (v 70-71).

En lisant attentivement, nous pouvons voir pourquoi Jésus insiste tant sur le thème de la foi (particulièrement aux versets 61 à 65). La foule et les disciples rejettent l’enseignement de Jésus en raison de leur manque de foi.

Nous catholiques devrions apprécier et chérir ce don spécial de la foi qui nous permet de croire en la Présence Réelle. Nous devrions prier pour nos frères chrétiens qui ne peuvent accepter ce mystère glorieux, qui est bien au-delà de notre compréhension.

Objections:

Jésus ne parle-t-Il pas de façon symbolique lorsqu’Il dit que nous devons manger Sa chair et boire Son sang ?

Lorsque Jésus dit de lui qu’il est le « Pain de vie » (Jn 6, 35), ne dit-il pas que si nous croyons en Lui, Il nous nourrira spirituellement?

En Jean 6, 60-70, Jésus n’explique-t-il pas qu’il parlait seulement symboliquement dans les versets précédents ?

 

mars 18, 2008

L’Eucharistie préfigurée dans l’Ancien Testament

Classé dans : Eucharistie — cathobiblique @ 1:49
Tags:

 L’Eucharistie préfigurée dans l’Ancien Testament

L’Ancien Testament contient beaucoup de signes et de symboles de l’Eucharistie qui sont accomplis dans le Nouveau Testament.

•1)      Melchizédek

Le pain et le vin offert par le prêtre-roi Melchisédech (Gn 14, 18) préfigure le pain et le vin offert par le prêtre et le roi éternel Jésus le Jeudi Saint. Notons que Heb 6, 20 identifie Jésus comme « grand prêtre pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédech »

•2)      L’Agneau pascal

La victime qui était offerte pour sauver les vies des premiers nés d’Israël était aussi la victime mangée en nourriture par les Israélites, sur le point de commencer leur voyage vers la Terre Promise (Ex 1, 1-20). C’est une préfiguration de l’Eucharistie où la même victime, Jésus, qui s’est offerte pour nous péchés afin de nous sauver de la mort spirituelle est consommée dans l’Eucharistie pour nous fournir la nourriture spirituelle dans notre voyage vers notre terre promise du ciel.

•3)      La manne

C’est l’un des symboles les plus clairs de l’Eucharistie dans l’Ancien Testament et est utilisé par Jésus pour se l’appliquer à lui-même  (Jn 6, 32-51). La manne venue du ciel a soutenu les Israélites pendant leur séjour au désert, mais a cessé de tomber lorsqu’ils sont entrés dans la Terre Promise (Ex 16, 35). De la même façon, l’Eucharistie nous nourrit spirituellement dans notre pèlerinage terrestre, mais cessera (comme les autres sacrements) lorsque nous entrerons dans la terre promise du ciel.

•4)      L’Arche d’Alliance

L’objet le plus sacré de l’Ancien Testament préfigure les tabernacles des églises catholiques parce qu’il contenait trois objets, tous trois préfigurant l’Eucharistie :

  • a) La parole écrite de Dieu sur des tables de pierre (Ex 25, 16) qui préfigure la Parole vivante contenue dans l’Eucharistie
  • b) Un vase rempli de manne (Ex 16, 34). Ce pain ordinaire venu du ciel préfigure l’Eucharistie où Jésus, «le pain vivant descendu du ciel» (Jn 6, 51), vient à nous sous les apparences du pain.
  • c) Le rameau d’Aaron (Nb 17, 25) qui avait fleuri et porté du fruit comme signe de la vraie prêtrise dans la Première Alliance. Le sacerdoce d’Aaron préfigure le sacerdoce de Jésus dans la Nouvelle Alliance. Le rameau d’Aaron, le signe du sacerdoce, préfigure l’instrument du sacerdoce de Jésus, Son propre corps. En assumant une nature humaine, Jésus a pu offrir Son corps et Son sang comme un sacrifice parfait pour nos péchés. Tout comme la rameau d’Aaron a miraculeusement donné des amandes, ainsi le corps de Jésus a miraculeusement donné les sacrement du baptême et de l’Eucharistie, signifiés par le sang et l’eau qui ont coulé de Son côté ouvert(Jn 19, 34).

Publié sur WordPress.