La promesse de l’Eucharistie accomplie à la Dernière Cène
Jésus accomplit sa promesse de donner Sa chair et Son sang comme nourriture et boisson à la Dernière Cène. Le Nouveau Testament rapporte cet évènement quatre fois : Mt 26, 26-30 ; Mc 14, 22-26 ; Lc 22, 14-20 et 1 Co 11, 23-26. Lorsque Jésus prononce ces paroles prodigieuses : « Ceci est ma chair…ceci est mon sang », le pain et le vin deviennent réellement le Corps et le Sang de Jésus.
Croire à la Présence Réelle, c’est simplement prendre Jésus au mot. S’il déclare qu’un pain et qu’un vin ordinaire est réellement son Corps et son Sang, par la toute puissance de la Parole même de Dieu, c’est ce qu’ils deviennent ! Dieu créa la lumière en disant simplement « que la lumière soit » (Gn 1, 3). Jésus guérit le fils de l’officier royal à Capharnaum en affirmant simplement qu’il était guérit (Jn 4, 46-53). Jésus saisit toutes les occasions pour convaincre les apôtres de sa toute puissance : il guérit toutes sorte de maladies et d’infirmités, ressuscite des morts, change l’eau en vin, calme la tempête, marche sur les eaux et multiplie les pains pour nourrir les foules. Il fait tout cela pour préparer les apôtres à accepter la vérité de ce qu’il déclare, quel qu’en soit l’aspect extraordinaire.
Comme il le fait en Jean 6, Jésus établit l’équivalence entre son Corps et son Sang donné dans l’Eucharistie et son Corps et son Sang sacrifiés sur la Croix. « Ceci est mon Corps livré pour vous » (Lc 22, 19) ; « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. » (Mt 26, 28). Jésus identifie le corps et le sang qu’il donne à la Dernière Cène avec le même Corps et le même Sang qu’il va offrir sur la Croix. Si nous acceptons que le corps et le sang offerts sur la croix sont réels, alors nous devons aussi accepter que le corps et le sang offerts dans l’Eucharistie sont réels.
Si Jésus ne parle pas littéralement, pourquoi utilise-t-il des mots si simples et si clairs en une occasion si solennelle, à la veille de sa crucifixion ? A la Dernière Cène, à la veille de sa passion, Jésus nous donne ses dernières volontés et son testament. Ce sont donc des paroles claires et précises qu’il prononce à ce moment là (voir Mc 4, 34).
L’Eucharistie a été célébrée au moment de la Paque et est l’accomplissement du sacrifice de la Paque juive. Ce rite exigeait que l’agneau pascal soit mangé (Ex 12, 8.46) pour éviter la mort des premiers nés. Jean le Baptiste appelle Jésus « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 29) et St Paul appelle le Christ « notre agneau pascal » qui « a été sacrifié » (1 Co 5, 7). Nous devons manger la chair de notre agneau pascal, Jésus l’Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde. Les israélites qui n’ont pas mangé l’agneau pascal n’ont pas reçu les bénéfices du sacrifice de l’agneau (la libération de la mort corporelle). De même, si nous ne consommons pas le vrai Agneau pascal dans l’Eucharistie, nous ne partagerons pas les mérites du sacrifice de l’Agneau au Calvaire (la libération de la mort spirituelle).
Objections:
Jésus ne parle-il pas symboliquement lorsqu’il dit:”Ceci est mon corps, ceci est mon sang”?
Si les Apôtres ont mangé la chair et le sang de Jésus de façon réelle, n’est-ce pas du cannibalisme?
N’est-il pas impossible pour le corps et le sang de Jésus d’être en deux endroits en même temps ?
