Cathobiblique

mai 21, 2008

La promesse de l’Eucharistie accomplie à la Dernière Cène

Classé dans : Eucharistie — cathobiblique @ 3:05

La promesse de l’Eucharistie accomplie à la Dernière Cène

Jésus accomplit sa promesse de donner Sa chair et Son sang comme nourriture et boisson à la Dernière Cène. Le Nouveau Testament rapporte cet évènement quatre fois : Mt 26, 26-30 ; Mc 14, 22-26 ; Lc 22, 14-20 et 1 Co 11, 23-26. Lorsque Jésus prononce ces paroles prodigieuses : « Ceci est ma chairceci est mon sang », le pain et le vin deviennent réellement le Corps et le Sang de Jésus.

Croire à la Présence Réelle, c’est simplement prendre Jésus au mot. S’il déclare qu’un pain et qu’un vin ordinaire est réellement son Corps et son Sang, par la toute puissance de la Parole même de Dieu, c’est ce qu’ils deviennent ! Dieu créa la lumière en disant simplement « que la lumière soit » (Gn 1, 3). Jésus guérit le fils de l’officier royal à Capharnaum en affirmant simplement qu’il était guérit (Jn 4, 46-53). Jésus saisit toutes les occasions pour convaincre les apôtres de sa toute puissance : il guérit toutes sorte de maladies et d’infirmités, ressuscite des morts, change l’eau en vin, calme la tempête, marche sur les eaux et multiplie les pains pour nourrir les foules. Il fait tout cela pour préparer les apôtres à accepter la vérité de ce qu’il déclare, quel qu’en soit l’aspect extraordinaire.

Comme il le fait en Jean 6, Jésus établit l’équivalence entre son Corps et son Sang donné dans l’Eucharistie et son Corps et son Sang sacrifiés sur la Croix. « Ceci est mon Corps livré pour vous » (Lc 22, 19) ; « Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. » (Mt 26, 28). Jésus identifie le corps et le sang qu’il donne à la Dernière Cène avec le même Corps et le même Sang qu’il va offrir sur la Croix. Si nous acceptons que le corps et le sang offerts sur la croix sont réels, alors nous devons aussi accepter que le corps et le sang offerts dans l’Eucharistie sont réels.

Si Jésus ne parle pas littéralement, pourquoi utilise-t-il des mots si simples et si clairs en une occasion si solennelle, à la veille de sa crucifixion ? A la Dernière Cène, à la veille de sa passion,  Jésus nous donne ses dernières volontés et son testament. Ce sont donc des paroles claires et précises qu’il prononce à ce moment là (voir Mc 4, 34).

L’Eucharistie a été célébrée au moment de la Paque et est l’accomplissement du sacrifice de la Paque juive. Ce rite exigeait que l’agneau pascal soit mangé (Ex 12, 8.46) pour éviter la mort des premiers nés. Jean le Baptiste appelle Jésus « l’Agneau de Dieu » (Jn 1, 29) et St Paul appelle le Christ « notre agneau pascal » qui « a été sacrifié » (1 Co 5, 7). Nous devons manger la chair de notre agneau pascal, Jésus l’Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde. Les israélites qui n’ont pas mangé l’agneau pascal n’ont pas reçu les bénéfices du sacrifice de l’agneau (la libération de la mort corporelle). De même, si nous ne consommons pas le vrai Agneau pascal dans l’Eucharistie, nous ne partagerons pas les mérites du sacrifice de l’Agneau au Calvaire (la libération de la mort spirituelle).

 

Objections:

 Jésus ne parle-il pas symboliquement lorsqu’il dit:”Ceci est mon corps, ceci est mon sang”?

Si les Apôtres ont mangé la chair et le sang de Jésus de façon réelle, n’est-ce pas du cannibalisme?

N’est-il pas impossible pour le corps et le sang de Jésus d’être en deux endroits en même temps ?

En Jean 6, 60-70, Jésus n’explique-t-il pas qu’il parlait seulement symboliquement dans les versets précédents ?

Classé dans : Objections courantes — cathobiblique @ 1:54

En Jean 6, 60-70, Jésus n’explique-t-il pas qu’il parlait seulement symboliquement dans les versets précédents ? En particulier lorsqu’il dit : « C’est l’esprit qui vivifie, ma chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et elles sont vie ».

 

Non, le verset 63 ne prouve pas que Jésus parlait symboliquement par rapport à l’Eucharistie, et ceci pour cinq raisons :

 

1) Le discours de Jésus sur l’Eucharistie finit au verset 58 (voir v.59). Le dialogue des versets 60-70 a lieu plus tard et a pour sujet la foi, et non pas l’Eucharistie.

 

2) Le mot « esprit » n’est jamais utilisé dans la Bible pour signifier « symbolique ». Le spirituel est tout aussi réel que le matériel

 

3) Au verset 63, Jésus établit un contraste entre l’homme naturel ou charnel (« la chair ») et l’homme spirituel ou rempli de foi.  1 Co 2, 14 – 3, 4 offre une bonne explication de ce que Jésus signifie par l’expression « chair ». Le contraste entre la chair (les pensées et les désirs humains) et l’esprit (les pensées et les désirs humains élevés par la grâce) est exposé en Rm 8, 1-13, particulièrement aux versets 5-9 :

« En effet, ceux qui vivent selon la chair désirent ce qui est charnel ; ceux qui vivent selon l’esprit, ce qui est spirituel. Car le désir de la chair, c’est la mort, tandis que le désir de l’esprit, c’est la vie et la paix, puisque le désir de la chair est inimitié contre Dieu : il ne se soumet pas à la loi de Dieu, il ne le peut même pas, et ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. Vous, vous n’êtes pas dans la chair mais dans l’esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Qui n’a pas l’Esprit ne lui appartient pas “.

 

4) Notons que Jésus dit “ma chair” lorsqu’il parle de l’Eucharistie. Il dit « la chair » lorsqu’il fait référence à l’homme charnel qui ne croit rien au-delà de ses sens et de sa raison. Aucun chrétien ne dit que la chair de Jésus « ne sert de rien », car sa chair a été le moyen de notre rédemption.

 

5) Les disciples incroyants abandonnent Jésus après le verset 63. Ils ne l’auraient pas abandonné à ce moment là si Jésus les avait assuré qu’il parlait seulement d’une façon symbolique. C’est la seule fois dans le Nouveau Testament que des disciples de Jésus l’abandonnent parce qu’ils trouvent une de ses doctrines trop difficile à accepter.

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