Objection : Les saints sont morts. Les catholiques pratiquent la nécromancie (communication avec les morts) ce qui est interdit (Dt 18, 10-11).
Réponse :
La nécromancie consiste à invoquer les esprits des enfers (le Shéol de Ancien Testament) pour s’entretenir avec eux. En demandant aux saints du ciel d’intercéder pour nous, nous n’invoquons pas d’esprits, ni ne communiquons avec eux à la manière des spirites. La prière aux saints n’a rien à voir avec la nécromancie.
Par ailleurs, les saints ne sont pas morts. Les saints au ciel sont vivants et avec Dieu : « Il n’est pas le Dieu des morts mais des vivants » (Mc 12, 26). En Mc 9, 4, Jésus s’entretient avec Elie et Moïse. Jésus dit au bon larron : « En vérité je te le dis, tu seras avec moi aujourd’hui en paradis » (Lc 23, 43). En fait les saints du ciel sont plus vivants que nous le sommes. Ils sont libres de tout péché, ils vivent dans la présence continuelle de Dieu. Plein de l’amour de Dieu, ils sont plus le souci de nous maintenant que lors de leur vie sur la terre.
Tout comme Paul demandait aux croyants de prier pour lui (Rm 15, 30 ; Col 4, 3 ; Eph 6, 18-19 ; 1 Thess 5, 25 ; 2 Thess 3, 1), nous pouvons à présent demander à Paul et aux autres saints du ciel de prier pour nous. Nous ne sommes pas séparés d’eux par la mort, mais au contraire rendus plus proches encore par la communion que nous partageons en Jésus.
Nous savons que les anges et les saints déposent la prière des saints de la terre aux pieds de Dieu (Tb 12, 12 ; Ap 5, 8 ; 8, 3-4), appuyant ces prières par leur intercession. Les martyrs, sous l’autel céleste crient en demandant vengeance (Ap 6, 9-11), ce qui montrent qu’ils ont à la fois conscients et concernés par ce qui se passe sur la terre. Ainsi les anges et les saints du ciel intercéderont pour nous lorsque nous leur en ferons la demande.
