COMMUNION DES SAINTS EN 4 POINTS
- 1) Tous les chrétiens sont membres du Corps du Christ (Rm 12, 4-5; 1 Co 10, 16; 12, 12-13; Ga 3, 28; Eph 1, 22-23; 3, 4-6; 4, 4.15.25; 5, 21-32; Col 1, 18; Hb 13, 1-3)
- 2) Il n’y a qu’un Corps du Christ. (Eph 2, 15-16; 4, 4; Col 3, 15). Il n’y a pas un Corps du Christ au ciel et un autre sur terre. Il n’y a qu’un Corps du Christ, dont certains membres sur terre et d’autres sont au ciel.
- 3) La mort physique ne nous sépare pas du Christ et donc pas de Son Corps (Rm 8, 38). Si nous sommes membres du Corps du Christ lorsque nous mourons, nous sommes toujours membres du Corps du Christ après notre mort. La victoire de Jésus sur la mort est aussi la notre (voir 1 Co 15, 25-26. 54-56; 2 Co 2, 14; 2 Tm 1, 10). La mort naturelle ne peut séparer les chrétiens du Christ, ni les uns des autres. Ainsi, la mort ne brisant pas les liens d’unité entre chrétiens, les relations entre les chrétiens sur la terre et ceux au ciel demeurent les mêmes. St Paul insiste sur le fait que nous avons besoin les uns des autres (1 Co 12, 18-20. 24-25)
- 4) Jésus enseigne que nous aimez les uns les autres est le plus important après aimer Dieu (Mt 22, 38; Mc 12, 30-31; 1 Co 13). Cette loi de l’amour est réaffirmée à chaque page des Evangiles. Et l’une des façons d’aimer son prochain est de prier pour lui. Paul souligne que la prière d’intercession est bonne et plaît à Dieu (1 Tm 2, 1-4). Il écrit ailleurs: «Je vous le demande frères, par notre Seigneur Jésus Christ, luttez avec moi dans les prières que vous adressez à Dieu pour moi» (Rm 15, 30). Voir aussi Ac 8, 24; 2 Co 1, 10; 13, 7; Phil 1, 9; Ga 5, 13; 6, 2; Eph 4, 32; 1 Thes 3, 10-12; 4, 9-18; 5, 14-15; 25, 2; 2 Thes 1, 3; 3, 1; 1 Tim 2, 1-4; 2 Tim 1, 3-4; Hb 3, 19; 13, 18; Jc 5, 16; 1 P 1, 22; 3, 8; 1 Jn 4, 7-21, 2 Jn 5.
Si, étant sur la terre, Paul pouvait dire « l’élan de mon cœur et ma prière à Dieu, c’est qu’ils soient sauvés » (Rm 10, 1) et « je fais mémoire de toi dans mes prières, sans cesse, jour et nuit » (2 Tm 1, 3), il y a -t-il une raison pour laquelle, étant entré au ciel la charité de Paul et son désir du salut des hommes disparaissent et que son intercession cesse ? Les nombreuses exhortations de la Bible à l’amour fraternel s’appliquent à tous les chrétiens. Elles s’adressent donc aussi à ceux qui sont déjà au ciel. En voici quelques unes : Rm 12, 9-10 ; 1 Co 10, 24 ; 2 Co 1, 10-11 ; Ga 6, 2 ; 1 Thess 4, 9-10 ; 5, 11. 14-15.
Comme les membres du Corps du Christ sur terre peuvent prier les uns pour les autres, ainsi les membres du Corps du Christ qui sont au ciel peuvent prier pour nous.
Seulement pour les chrétiens ici-bas ?
Certains pourraient objecter : « ces versets ne s’appliquent qu’aux chrétiens sur la terre car ils ne faut aucune référence aux chrétiens au ciel ». Mais où trouve-t-on dans la Bible la notion que le commandement de Dieu à propos de la charité est réservé strictement aux frères sur la terre ? Les commandements de Dieu ne sont-ils pas éternels, établis au ciel comme sur la terre ?
La lettre aux Hébreux nous donne une extraordinaire exposition de la communion des saints en action. Le chapître 11 décrit l’héroïsme des saints de l’Ancien Testament, faisant mention de Noé, d’Abraham, de Sarah, de Joseph, de Moïse, et même de Rahab la prostituée. Le Chapitre 12 nous rappelle que c’est à notre tour de prendre part à la course vers le salut. L’auteur nous encourage à observer et à imiter nos frères et sœurs de l’Ancien Testament et à suivre leurs pas : « Voilà pourquoi nous aussi, entourés que nous sommes d’une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et tout péché qui nous assiège, et courir avec constance l’épreuve qui nous est proposée, fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus » Heb 12, 1-2.
Notons que les saints de l’Ancien Testament sont appelés témoins et qu’ils nous entourent, comme s’ils nous supportaient alors que nous courrons. L’auteur tire sa métaphore de la course à pied, qui était un sport très populaire au 1er siècle. Il fait le lien entre la vie en ce monde et la course spirituelle que nous devons mener, luttant pour obtenir la couronne du salut (1 Co 9, 24-27). Les saints du ciel sont les spectateurs de notre course et plein de compassion, ils intercèdent pour nous devant le trône de Dieu. S’ils ne priaient pas pour nous, pourrait-on encore dire qu’ils nous aiment ?
