Cathobiblique

janvier 4, 2010

Sauvés par la foi et les oeuvres, pas par la foi seule

Classé dans : Salut — cathobiblique @ 3:37
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La doctrine de base du protestantisme est que nous sommes sauvés par la « foi seule ». Nos frères protestants se basent sur les versets suivants pour asseoir leur doctrine :

« Car nous estimons que l’homme est justifié par la foi sans la pratique de la LoiRm 3,28,

« Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier.» Eph 2,8–9  

L’Église catholique enseigne bien que nous ne sommes pas sauvés par nos œuvres. Cependant la Bible enseigne que la foi par laquelle nous sommes sauvés doit être accompagnée et confirmée par nos œuvres.

Rm 3, 28 enseigne simplement que nous sommes sauvés par la foi (et par la grâce de Dieu) et non par les œuvres, ce que l’Église a toujours enseigné. Nulle part la Bible enseigne que nous sommes sauvés par la foi seule. Eph 2,8–9, souvent cité pour supporter la doctrine de la « foi seule » est immédiatement suivi par un verset très important : «Nous sommes en effet son ouvrage, créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions » (Eph 2, 10).

Ainsi les trois versets pris ensemble enseignent que la grâce, la foi et les œuvres sont tous les trois indispensables pour le salut. Cette relation dynamique est exposée à de multiples reprises dans la Bible, particulièrement dans les écrits de Paul :

Romains 2,13  « Ce ne sont pas les auditeurs de la Loi qui sont justes devant Dieu, mais les observateurs de la Loi qui seront justifiés.» cf. Heb 5,9 

1 Corinthiens 3,8–9  «Chacun recevra son propre salaire selon son propre labeur. Car nous sommes les coopérateurs de Dieu ; vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu. » cf. 1 Co 15,10.58 ; Tite 1,15–16 

Galates 5,6 «En effet, dans le Christ Jésus ni circoncision ni incirconcision ne comptent, mais seulement la foi opérant par la charité. » cf. Ga 6,7–9

Philippiens 2,12–13 «[T] ravaillez avec crainte et tremblement à accomplir votre salut : aussi bien, Dieu est là qui opère en vous à la fois le vouloir et l’opération même, au profit de ses bienveillants desseins.»  cf. Tite 3,8 ; Heb.5,9–10 ; 10,24 

1 Thessaloniciens 1,3 « [L] ‘activité de votre foi, le labeur de votre charité. » cf. 2 Thess 1,11 

Jacques 1,22  « Mettez la Parole en pratique. Ne soyez pas seulement des auditeurs qui s’abusent eux-mêmes !» cf. Jc 1,23–27 

Jacques 2, 14.17  « A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : « J’ai la foi », s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ? (…) Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte.» 

Jacques 2,22-26  «Tu le vois : la foi coopérait à ses œuvres et par les œuvres sa foi fut rendue parfaite. (…) Vous le voyez : c’est par les œuvres que l’homme est justifié et non par la foi seule. (…) Comme le corps sans l’âme est mort, de même la foi sans les œuvres est-elle morte. » 

Nous voyons que la justification (être sauvé) et la  sanctification (être saint) sont liées. Nous ne sommes sauvés indépendamment des œuvres saintes et nos œuvres saintes ne nous sauvent pas indépendamment de la foi en Christ et de sa grâce. Au contraire il y a une relation entre foi et œuvres.

Si les œuvres n’avaient rien à voir avec le salut, il est très étrange que dans tous les passages relatifs au jugement final et sur les motifs pour lesquels Dieu détermine le salut ou la damnation de quelqu’un, ce sont les œuvres qui sont considérés, pas la foi… (voir Mt.5,29 ; 16,27 ; 25,31. 41–46 ; Lc 14,13–14 ; Rm 2,5–12 ; Heb 5,9 ; 1 P 1,17 ; Ap 20,11–15 ; 22,12)

Matthieu 7,19 « Tout arbre qui ne donne pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu.» 

Matthieu 25,46 « Et ils s’en iront, ceux-ci [qui n’ont pas accomplis de bonnes oeuvres] à une peine éternelle, et les justes à une vie éternelle.» 

Bien sur les chrétiens devraient accomplir ces bonnes œuvres avec gratitude et par amour de Dieu et du prochain. Car c’est par grâce que nous sommes sauvés (Eph 2, 5). Oui c’est par la grâce de Dieu qui nous rend capables d’accomplir ces œuvres, et non pas nos forces naturelles. La foi et les œuvres sont intimement liés et contribuent à nous faire avancer sur le chemin du salut, qui est progressif (Phil 2,12–13 ; 2 P.1,10 ) et qui peut être perdu (1 Co 9,27 ; 10,12 ; Ga 5,4 ; Phil 3,11–14 ; 1 Tim 4,1 ; Heb.3,12–14 ; 6,46 ;2 P.2,20–21).

décembre 14, 2009

L’Église est une, non pas une association de dénominations

Classé dans : Eglise — cathobiblique @ 12:09
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L’Église est une, non pas une association de dénominations

La Bible condamne à maintes reprises la division, le sectarisme et le confessionnalisme. La Bible enseigne qu’il n’y a qu’une seule Église, avec une vérité et une tradition apostolique unifiée.

La désunion doctrinale s’oppose à l’enseignement biblique, qui exhorte continuellement à l’unité et interdit toute forme de division entre chrétiens. A la dernière Cène, Jésus a prier pour les chrétiens afin’ qu’ils soient un, comme nous [le Père et le Fils] sont un” et “parfaitement un (Jn 17,22–23). Il parle aussi de l’Église comme ‘d’un seul troupeau” avec “un seul berger  (Jn 10,16). St Luc décrit les premiers chrétiens comme étant « d’un seul cœur et d’une seule âme » (Ac 4,32). St Pierre avertit les chrétiens à propos des “faux enseignants” qui “introduiront des sectes pernicieuses,” qui iront contre “la voie de la vérité.” (2 P 2,1–2).

St Paul en particulier condamne à plusieurs reprises les “dissensions” et les “difficultés,” (Rm 16,17) “disputes,”(Rm 16,17) jalousies et dispute”(1 Co 3,3), les “divisions” et les “factions,”(1 Co 11,18–19)  ainsi que l’ “esprit de parti”(Ga 5,20) et appelle les chrétiens à être “unis dans le même esprit et dans la même pensée.”(1 Co 1,10; cf. Phil 22). Il condamne expressément les associations de parti autour de personnes, en demandant rhétoriquement, “Est-ce que Christ est divisé ?” (1 Co 1,12–13; cf. 3,4–7) Son enseignement solide sur ce sujet est schématisé dans ces deux passages :

1 Tim 6,3–5 : Si quelqu’un enseigne autre chose et ne reste pas attaché à de saines paroles, celles de notre Seigneur Jésus Christ, et à la doctrine conforme à la piété, c’est un être aveuglé par l’orgueil, un ignorant en mal de questions oiseuses et de querelles de mots ; de là viennent l’envie, la discorde, les outrages, les soupçons malveillants, les disputes interminables de gens à l’esprit corrompu, privés de la vérité, aux yeux de qui la piété est une source de profits.

Tite 3,9-11 : Mais les folles recherches, les généalogies, les disputes, les polémiques au sujet de la Loi, évite-les. Elles sont sans utilité et sans profit. Quant à l’homme de parti, après un premier et un second avertissement, romps avec lui. Un tel individu, tu le sais, est un dévoyé et un pécheur qui se condamne lui-même.

Certaines personnes affirment qu’il y aurait place pour désaccords entre chrétiens, faisant la distinction entre des doctrines essentielles, communes à tous et d’autres secondaires, optionnelles, où chacun serait libre de croire ce qu’il veut. Ces personnes citent parfois Paul en Rm 14 qui affirme : « que chacun s’en tienne à son jugement.»(Rm 14, 5).

Or, Rm 14 n’est pas la preuve de la légitimité d’une liberté doctrinale, puisque ce chapitre ne parle pas de doctrine mais de pratique, telle que ce qui convient de manger  («que celui qui mange ne méprise pas l’abstinent » « le règne de Dieu n’est pas affaire de nourriture ou de boisson» Rm 14,2-3 ; 14–17).

La notion de doctrines « centrales » distinctes de doctrines dites secondaires » n’est pas une distinction biblique. Jésus nous a exhorté à «observer tout ce que je vous ai prescrit » (Mt 28,20)  sans faire de distinction entre des enseignements plus ou moins importants. De même st Paul considère la Tradition Chrétienne comme une unité et non comme un amalgame de théories en compétition. Il évoque “la tradition que vous avez reçue de nous (2 Th 3,6), “ le bon dépôt (2 Tim 1,14) et “ l’enseignement que vous avez reçu (Rm 16,17). Il exhorte les chrétiens à être “ une seule âme, un seul sentiment” (Phil 2,2) et à  tenir “fermes dans un même esprit, luttant de concert et d’un cœur unanime pour la foi de l’Évangile” (Phil 1,27) Tout comme Jésus, il fait le lien entre l’unité doctrinale et l’unicité de Dieu: “ Il n’y a qu’un Corps et qu’un Espritun seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême (Eph 4,3–5).

St Pierre fait aussi référence à un unique “chemin de justice” et au “saint commandement qui leur a été donné (2 P 2,21) tandis que st Jude nous exhorte à “ combattre pour la foi transmise aux saints une fois pour toutes.” (Jude 3). Actes 2, 42 évoque « l’enseignement des apôtres » comme un ensemble unifié sans différence d’opinion, d’écoles ou de variations. Les différentes confessions et ce qu’elles impliquent (en particulier les contradictions doctrinales et toute sorte de relativisme théologique) est ainsi clairement rejeté par l’Écriture

décembre 10, 2009

L’Église est composée de saints et de pécheurs

Classé dans : Eglise — cathobiblique @ 2:50
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L’ÉGLISE EST COMPOSÉE DE SAINTS ET DE PÉCHEURS

La Bible nous enseigne à laisser le blé pousser avec l’ivraie (chiendent) dans l’Église, au lieu d’arracher immédiatement tous ceux qui pèchent (Mt 13, 24-30)

 

Les Écritures contredisent abondamment la notion puritaine selon laquelle les pêcheurs ne devraient pas être considérés comme faisant part de l’Église du Christ. Lorsque Jésus parle du « royaume de cieux », il dit que ce dernier inclut aussi bien les pécheurs que les justes, et ceci jusqu’au Dernier Jour. Il compare le royaume des cieux à un banquet nuptial, au cours duquel sont réunis « les mauvais comme les bons, et la salle de noces fut remplie de convives» (Mt 22,10; voir 22, 1–14 ).

Ailleurs, Jésus emploie une comparaison empruntée à la pêche :

Matthew 13:47–49 : « Le Royaume des Cieux est encore semblable à un filet qu’on jette en mer et qui ramène toutes sortes de choses. Quand il est plein, les pêcheurs le tirent sur le rivage, puis ils s’asseyent, recueillent dans des paniers ce qu’il y a de bon, et rejettent ce qui ne vaut rien. Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges se présenteront et sépareront les méchants d’entre les justes

Les justes et les pécheurs ne sont séparés qu’à la fin du monde.

St Paul appelle l’assemblée de Corinthe par exemple « église de Dieu » (1 Co 1,2; 2 Co 1,1; cf. 2 Co 11,2  ), tout en la réprimant sévèrement pour son immoralité qui dépassait celle des païens (1 Co 5,1).  Il dit aux chrétiens de Corinthe qu’ils sont « encore dans la chair » à cause de «la jalousie et de la dispute »  (1 Cor.3:3) et les répriment pour leur tendance à recevoir « un autre évangile », même « un autre Jésus » de celui qu’ils avaient accepté (2 Co 11,4 ). Cependant, malgré leur état de péché et de division, ils font partie de l’Église du Christ.

Nous retrouvons la même dynamique avec les sept églises de l’Apocalypse, qui sont appelées « églises » tout au long des chapitres deux et trois, bien qu’étant qualifiées de malheureuses, pitoyables, pauvres, aveugles et nues (cf. Ap 3,17) et réprimées vertement pour leurs innombrables péchés, incluant l’idolâtrie et l’immoralité.

Les Galates (faisant parties des « églises » Ga 1, 2) ne font pas mieux: «O Galates sans intelligence, qui vous a ensorcelés ?… Êtes-vous à ce point dépourvus d’intelligence, que de commencer par l’esprit pour finir maintenant dans la chair ? » (Ga 3,1.3 ). « Mais maintenant que vous avez connu Dieu ou plutôt qu’il vous a connus, comment retourner encore à ces éléments sans force ni valeur, auxquels à nouveau, comme jadis, vous voulez vous asservir ?»  (Ga 4,9)

Bien sûr le but de l’enseignement chrétien est la justice et la sainteté. Cependant cela ne signifie pas que tous les chrétiens vont atteindre ce but. Nous sommes justifiés par le Christ, mais cela ne signifie pas que nous cessons immédiatement de pécher. Les protestants comprennent cette distinction théologique (en fait contrairement à l’enseignement catholique, leur théologie sépare formellement la justification et la sanctification).

        Jésus savait que les croyants étaient toujours des pécheurs, comme le montre la parabole du blé et de l’ivraie évoquée plus haut. Mais ce passage scripturaire va encore plus loin. En effet le fiat que l’ivraie est brûlée (Mt 13,40–42 indique clairement qu’il s’agit de l’enfer) indique que dans l’Église il n’y a pas seulement des pécheurs sauvés insuffisamment sanctifiés, mais aussi des personnes qui seront finalement damnés.

        Il est vrai que la sainteté est la marque des chrétiens et donc de l’Église du Christ. La Première Lettre de St Jean exprime cela de très belle façon. Cependant, dans la même lettre, Jean déclare : «Si nous disons : « Nous n’avons pas de péché », nous nous abusons, la vérité n’est pas en nous » et considère comme allant de soit que «nous confessons nos péchés » (1 Jn 1,8-10). Ce thème est repris à nouveau dans ce passage:

1 Jn 2, 1–2: « Petits enfants, je vous écris ceci pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu’un vient à pécher, nous avons comme avocat auprès du Père Jésus Christ, le Juste.; C’est lui qui est victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier »

Jean évoque ici la présence du péché parmi les croyants comme d’une éventualité réelle et en donne le remède.  Jacques 5,16 de même exhorte les chrétiens à “confesser vos péchés les uns aux autres,” et st Paul lui-même se décrit comme  “le plus grand des pécheurs” (1 Tim 1, 15, notez au passage que Paul utilise le présent et non pas le passé). La notion d’une Église complètement « sainte » sur la terre est ainsi clairement réfutée par la Bible.

mai 25, 2009

L’Eglise est visible

Classé dans : Eglise — cathobiblique @ 5:07

L’EGLISE EST VISIBLE

La Bible enseigne que l’Eglise est une institution visible et  identifiable, conférant l’enseignement apostolique, sans changement au cours des siècles.

Il est vrai que les catholiques croient en une Eglise “invisible” dans un sens: le Corps Mystique du Christ. Nous croyons que tous els chrétiens qui ont été baptisés dans le nom du Père, du Fils et du Saint Esprit font partie de l’Eglise dans ce sens, bien que d’une façon imparfaite. Mais cela ne signifie pas qu’il ne peut y avoir un corps de croyants, visible et institutionnel dont les membres peuvent être désignés comme appartenant à la véritable Eglise du Christ. Lorsque Jésus et les Ecritures parlent de l’Eglise, ce sont dans des termes qui évoquent une réalité tangible, spécifique et active dans le monde, comme communauté de croyants:

Matthieu 5,14-16:     “« Vous êtes la lumière du monde. Une ville ne se peut cacher, qui est sise au sommet d’un mont. Et l’on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais bien sur le lampadaire, où elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux.”

Matthieu 18,15-17:   “« Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le, seul à seul. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres, pour que toute affaire soit décidée sur la parole de deux ou trois témoins. Que s’il refuse de les écouter, dis-le à l’Eglise. Et s’il refuse d’écouter même l’Eglise, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.”

1 Timothée 3,15: « l’Église du Dieu vivant , qui est la colonne et le support de la vérité.” (cf. Mt 16,18 )

Certains chrétiens semblent penser que l’apôtre Paul était une forme de prédicateur indépendant, ne faisant pas partie d’une église, qui, à l’aide de quelques amis, prêchait l’évangile. Or la Bible rapport comment Paul était soumis à l’autorité de l’Eglise institutionnelle, bien qu’il soit un apôtre et l’auteur d’une bonne part du Nouveau Testament:

Acts 13:1–4:   Il y avait dans l’Église établie à Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaèn, ami d’enfance d’Hérode le tétrarque, et Saul. Or un jour, tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, ils leur imposèrent les mains et les laissèrent à leur mission. Eux donc, envoyés en mission par le Saint Esprit, descendirent à Séleucie, d’où ils firent voile pour Chypre.  (cf. Ac 14,26-28).

Galates 1,18–19:   Ensuite, après trois ans, je montai à Jérusalem rendre visite à Képhas et demeurai auprès de lui quinze jours : je n’ai pas vu d’autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur »

En fait, Paul croyait que son travail apostolique s’enracinait directement sur la commission reçue de la hiérarchie apostolique.

Galates 2,9:   « Et reconnaissant la grâce qui m’avait été départie, Jacques, Képhas et Jean, ces notables, ces colonnes, nous tendirent la main, à moi et à Barnabé, en signe de communion : nous irions, nous aux païens, eux à la Circoncision »

Objection:

            Mais les paroles de Jésus lui-même suggèrent que l’Eglise est avant tout invisible, pas liée à des structures confessionnelles. Par exemple, Son analogie des brebis et du berger (Jn 10,1–16; cf. 2 Tim 2,19; 1 Jn 2, 19), qui se connaissent, ne montre-elle pas que l’Eglise est un corps invisible, constituée uniquement des élus, de ceux qui sont réellement sauvés?

Réponse:

            Non, parce que l’Ecriture décrit aussi les damnés comme des “brebis” (Ps 74,1), parle d’une brebis qui s’est “perdue” (Ps.119,176) et désigne aussi la nation d’Israël (Ez 34,2–3.13.23.30) et même tous les hommes (Is 53,6).  D’une façon générale, le thème biblique des “brebis”  fait référence au fait que tous les hommes et en particulier Israël, sont les enfants de Dieu. Mais cela ne n’exclue pas l’existence d’une Eglise visible et institutionnelle, en particulier par le fait qu’elle est clairement indiquée dans la Bible.

avril 24, 2009

La Bible est-elle claire en toute chose ?

Classé dans : Bible, Objections courantes — cathobiblique @ 10:03
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De nombreux chrétiens affirment qu’avec la Bible ils ont tout ce qui leur faut pour être sauvés et qu’ils n’ont pas besoin d’Église ni de tradition.

La Bible n’enseigne pas cette doctrine. Et l’histoire du protestantisme, avec ses innombrables divisions, montre clairement qu’elle est fausse. Comment est-il possible, si la Bible est limpide et facile à comprendre que tant de chrétiens sont en désaccord sur tant de différentes interprétations ?

La Bible n’est pas toujours facile à comprendre. C’est un livre complexe dont les mots et les idées ont captivés les intelligences les plus brillantes depuis des millénaires. Sans une instance d’interprétation officielle – telle que l’Église-l’erreur et la division sont inévitables.

De telles divisions sont apparues dès le début du protestantisme.  Martin Luther croyait à la Présence Réelle du Christ dans l’Eucharistie, mais Jean Calvin professait seulement une « présence mystique », tandis que Huldreich Zwingli pensait qu’elle était seulement symbolique. Ils lisaient la même Bible et confessait la même croyance en la sola Scriptura, mais la Bible par elle-même n’était pas suffisante pour résoudre le problème.

Le Baptême est un autre exemple.  Luther (à nouveau plus proche de la doctrine catholique) croyait à la régénération baptismale; Calvin et Zwingli rejetait cette doctrine, mais étaient d’accord avec Luther que les enfants devaient être baptisés. Les anabaptistes, cependant, pensaient que seuls les adultes devaient être baptisés (les luthériens et les calvinistes les ont persécutés pour cela). Plus tard, d’autres groupes protestants ne baptisaient pas du tout (Quakers, Armée du Salut) ou croyaient dans la régénération baptismale des adultes (Église du Christ), de telle façon qu’aujourd’hui il y a cinq doctrines différentes concernant le baptême. Les protestants diffèrent aussi dans de nombreuses importantes doctrines et pratiques, en dépit de leur croyance en une seule et même « claire » Bible: expiation limitée contre expiation universelle; possibilité ou non de perdre son salut; gouvernement de l’église et clergé féminin; la relation entre la sanctification et la justification; le rôle des charismes, et autres.

Un des passages les plus solides contre la doctrine de la clarté totale de la Bible se trouve dans la deuxième lettre de Pierre:

2 P 3,15-17: « Tenez la longanimité de notre Seigneur pour salutaire, comme notre cher frère Paul vous l’a aussi écrit selon la sagesse qui lui a été donnée. Il le fait d’ailleurs dans toutes les lettres où il parle de ces questions. Il s’y rencontre des points obscurs, que les gens sans instruction et sans fermeté détournent de leur sens – comme d’ailleurs les autres Écritures – pour leur propre perdition. Vous donc, très chers, étant avertis, soyez sur vos gardes, de peur qu’entraînés par l’égarement des criminels, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté. » (Voir aussi Dt 17, 11; 2 Ch 17, 8-9; Mc 4, 33-34; Ne 8,7-8; Ac 8, 27-31).  

Objection:

Il est certainement mieux d’avoir la liberté de croire ce que nous trouvons dans la Bible, que d’avoir quelqu’un nous disant quoi croire. De plus, les chrétiens des différentes confessions peuvent librement être en désaccord à propos de doctrines qui ne sont pas essentielles, mais ils sont généralement d’accord à propos des doctrines essentielles de la foi. Lorsqu’ils sont en désaccord, cependant, c’est en raison de leur péché et de leur orgueil, et non pas parce que le sens de la Bible n’est pas clair.

Réponse:

Le baptême (selon 1 P 3,21) et l’Eucharistie (Jn 6,53) sont certainement « essentiels »- de fait nécessaires- pour le salut.

Et même dans ce qui ne semble pas « essentiel », Dieu veut que nous soyons unis dans la foi. Jésus a prié en Jn 17, 22: « qu’ils soient un comme nous sommes un. »  Ac 4,32 nous indique que les premiers chrétiens étaient « d’un seul cœur et d’une seule âme« . Paul enseigne qu’il y a « un seul corps et un seul Espritun seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême«  (Eph 4, 4-5) et que les chrétiens doivent tenir « ferme dans un même esprit, luttant de concert et d’un cœur unanime pour la foi de l’Évangile » (Phil 1, 27) et être « en plein accord et d’un seul esprit » (Phil 2, 2). Pierre nous exhorte à être « en esprit d’union«  (1P 3, 8). Le confessionnalisme et le relativisme doctrinal sont clairement condamnés par Paul:

1 Co 1,10-13: « Je vous en prie, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, ayez tous même langage ; qu’il n’y ait point parmi vous de divisions ; soyez étroitement unis dans le même esprit et dans la même pensée. En effet, mes frères, il m’a été signalé à votre sujet par les gens de Chloé qu’il y a parmi vous des discordes. J’entends par là que chacun de vous dit : « Moi, je suis à Paul. » – « Et moi, à Apollos. » – « Et moi, à Céphas. » – « Et moi, au Christ. » Le Christ est-il divisé ? Serait-ce Paul qui a été crucifié pour vous ? Ou bien serait-ce au nom de Paul que vous avez été baptisés ? »

Seule une Église ayant reçue du Christ l’autorité d’enseigner Sa vérité et étant protégée de l’erreur doctrinale par le Saint Esprit peut préserver les chrétiens des divisions causées par leurs interprétation défectueuses et garantir l’unité pour laquelle Jésus et Paul ont prié.

avril 23, 2009

La Bible est-elle la seule source infaillible de la vérité de la foi?

Classé dans : Bible, Objections courantes — cathobiblique @ 1:32
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La Bible enseigne que l’enseignement de la foi chrétienne qui fait autorité nous vient de la Bible, de l’Église et du dépôt apostolique (Tradition).
 

 L’Écriture est bien une « norme de vérité » et même une norme éminente, mais pas dans le sens qu’elle exclue l’autorité de la Tradition apostolique et de l’Église. Les catholiques affirment que chaque vraie doctrine se trouve dans la Bible, même si c’est indirectement, et qu’aucune ne peut la contredire. 2 Tim 3,16-17 (« Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, réfuter, redresser, former à la justice : ainsi l’homme de Dieu se trouve-t-il accompli, équipé pour toute œuvre bonne. ») n’enseigne pas « Sola Scriptura », mais décrit simplement les vertus de la Sainte Écriture.

  Les fondements bibliques de la position catholique sont nombreux. Lorsque Jésus condamne la « tradition« (Mc 7, 7-13), il fait référence aux corruptions qu’il appelle les « traditions des hommes ». L’apôtre Paul lui fait référence de façon positive à la Tradition chrétienne (« gardez les traditions comme je vous les ai transmises. » 1 Co 11, 2) qu’il oppose, tout comme Jésus, avec la mauvaise tradition (« selon une tradition toute humaine…et non selon le Christ » Col 2, 8). Il confirme aussi l’autorité de la Tradition orale, en faisant référence à « la parole de Dieu que vous avez entendu de nous » (1 Thess 2,13) et aux « saines paroles que tu as entendues de moi« . (2 Tim 1, 13-14) ». Il est clair que l’on doit interpréter Paul en comprenant la totalité de son enseignement.

 La preuve biblique la plus claire de l’autorité infaillible de l’Église est le Concile de Jérusalem (Ac 15, 6-30) et sa décision qui fait autorité:

 Acts 15:29-30:  « L’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d’autres charges que celles-ci, qui sont indispensables : vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes. »

 Dans le chapitre suivant, nous apprenons que Paul, Timothée et Silas allèrent de ville en ville et  « ils transmettaient, en recommandant de les observer, les décrets portés par les apôtres et les anciens de Jérusalem » (Ac 16, 4). C’est la preuve de charisme d’infaillibilité, sanctionné par le Saint Esprit Lui-même, que l’Église affirme posséder lorsqu’elle est assemblée en concile.  

 Objection:

            L’Église Catholique ne peut toujours pas expliquer pourquoi Jésus et les apôtres faisaient toujours référence aux Saintes Écritures pour prouver leurs doctrines. Ils ne faisaient pas appel à la Tradition, et les juifs de l’Ancien Testament avaient foi « dans la Bible seule » (Sola Scriptura).

 Réponse:

            En Matthieu 23,2-3, Jésus enseigne que les scribes et les pharisiens ont une autorité légitime et contraignante (bien qu’ils soient souvent hypocrites): « Sur la chaire de Moïse se sont assis les scribes et les Pharisiens : faites donc et observez tout ce qu’ils pourront vous dire, mais ne vous réglez pas sur leurs actes : car ils disent et ne font pas. »  L’idée de la « chaire de Moïse » ne se trouve nulle part dans l’Ancien Testament, mais vient de la Mishna (tradition orale mise par écrit), qui enseigne une sorte de « succession enseignante » à partir de Moïse. De même en Mt 2,23, la référence à « il sera appelé Nazaréen » est absente de l’Ancien Testament, et cependant a été transmis oralement « par les prophètes« . En 1 Co 10,4, Paul fait référence au rocher qui « suivait » les juifs dans le désert du Sinaï. Dans les passages qui font référence au miracle survenant lorsque Moïse frappait le rocher et l’eau jaillissait (Ex 17,1-7; Nb 20,2-13), il n’est pas fait référence à un tel mouvement miraculeux. La tradition rabbinique, elle en parle.

Les juifs n’ont jamais accepté la doctrine de la Sola Scriptura. Seuls les sadducéens rejetaient la tradition orale, mais ils rejetaient aussi la résurrection des morts, l’existence de l’âme, la vie après la mort, les récompenses et les rétributions éternelles, l’existence des démons et des anges. La nature de l’autorité dans l’Ancien Testament est illustrée par Ezra, un prêtre et un scribe qui enseignait la Loi juive à Israël. Son enseignement avait force d’autorité, le refuser était condamné par l’emprisonnement, le bannissement, la privation de biens, voire la mort (cf Ezra 7, 6. 10. 25-26).

Par conséquent la révélation biblique s’oppose très clairement à la doctrine centrale du protestantisme, la Sola Scriptura, et enseigne au contraire l’idée de l’autorité de la Tradition.

mars 9, 2009

L’enlèvement

Classé dans : Enlèvement — cathobiblique @ 1:25
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Cette doctrine, qui connaît un retentissement fulgurant aux Etats Unis, est de plus en plus acceptée dans les milieux évangéliques francophones. Les romans « Left Behind » s’appuyant sur cette vision de la fin des temps se vendent par dizaines de millions d’exemplaires de par le monde.  Le but de cet article est de donner le point de vue catholique, exposer brièvement la doctrine de l’enlèvement telle qu’elle est communément enseignée et enfin montrer en quoi elle est contraire aux Ecritures et par là même dangereuse.

La doctrine catholique de l’enlèvement.

Le mot « rapture », (« enlèvement » en anglais) vient du latin raptus utilisé par la traduction latine de la Bible (la Vulgate) qui traduit le terme grec harpazo qui signifie « enlever », « emporter ». Ce terme est utilisé en 1 Thess 4, 17: « après quoi nous, les vivants, nous qui serons encore là, nous serons réunis à eux et emportés sur des nuées pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons avec le Seigneur toujours. »

St Paul enseigne ici que les croyants qui seront vivants lors de la seconde venue du Christ ne connaîtront pas la mort. Au contraire ils seront glorieusement transformés et réunis (en étant enlevés) aux saints qui sont déjà avec le Christ. Cette interprétation catholique est aussi celle des chrétiens orthodoxes, de la plupart des protestants, ainsi que de beaucoup d’évangéliques.

Dans la suite de cet article, la terme « enlèvement » sera utilisé dans le sens donné par le dispensationalisme, exposé ci-après.

 La doctrine de l’enlèvement

Au 19ème siècle, les Etats Unis connurent une explosion de mouvements et de groupes divers centrés sur le retour du Christ (Adventisme). L’un de ces mouvements, le dispensationalisme, fondé par John Nelson Darby en 1830, proposa une interprétation étrange de la Bible. L’histoire du salut se diviserait en sept période distinctes ou dispensations, chacune ayant un rôle particulier dans le plan de Dieu. Nous nous attacherons ici seulement à deux aspects de ce système compliqué liés à l’enlèvement: la venue du Christ et la vision de l’Eglise.

Darby enseignait qu’à la première venue du Christ, la nation d’Israël le rejeta. Ainsi il s’est tourné vers les païens destinés au salut. Dans le même temps, il s’est temporairement détourné des juifs pour les punir. Ainsi faisant « l’horloge prophétique » a cessé de fonctionner. Toutes les prophéties et les promesses de l’Ancien Testament (AT) sont suspendues.

Lorsque le temps des païens sera accomplie (Lc 21, 24), Jésus reviendra en secret pour emmener l’Eglise (à savoir les croyants païens) au ciel. Les chrétiens seront alors enlevés pour rencontrer Jésus dans les nuées et retourner avec lui au ciel. Le but de l’Eglise sera alors achevé. Puis commencera une période de sept ans de tribulation et de destruction sur la terre, au cours de laquelle l’Antéchrist règnera. Après ces sept ans, Jésus reviendra publiquement et infligera une défaite à l’Antéchrist et à ses fidèles.

Les juifs accepteront alors le Christ comme leur sauveur et deviendront le peuple du royaume. Christ règnera littéralement mille ans sur terre (Ap 20, 4), à la tête de la nation d’Israël restaurée. De fait l’horloge prophétique d’Israël va de nouveau fonctionner et les prophéties de l’AT vont s’accomplir. Israël va rétablir la religion de l’AT avec ses rituels et ses sacrifices d’animaux. Ceci sera le royaume dont parle Jésus (Mt 4, 17; 16, 19; etc). Israël sera à nouveau le peuple du royaume, ayant toujours été le peuple élu par Dieu. L’Eglise était seulement un bricolage de dernière minute, une solution temporaire jusqu’à ce qu’Israël revienne dans le giron. Après la fin de ces mille ans, Satan sera relâché et rapidement définitivement conquis et ce sera alors la fin du monde.

Ce rapide survol explique la raison pour laquelle les dispensionalistes sont tellement centrés sur Israël et n’ont une grande appréciation de l’Eglise (vue comme un bouche trou temporaire). Ils interprètent la création de l’état moderne d’Israël comme l’évènement ayant fait redémarrer l’horloge prophétique. Dès lors l’Enlèvement est imminent…

Problèmes avec cette doctrine de l’Enlèvement

  • Une vision défectueuse de l’Eglise

Affirmer que l’Eglise est une improvisation destinée aux païens n’est pas biblique, pas plus que la notion que le royaume prêché par Jésus se réalisera dans l’avenir. En Mt 4, 17, Jésus affirme: « le royaume des Cieux est tout proche« . En Mt 16, 13-20, lorsque Jésus enseigne qu’il établira Son Eglise sur le Roc (st Pierre), il dit à ce dernier : »Je te donnerai les clés du royaume des cieux« .

L’Ecriture sainte appelle l’Eglise, le Corps du Christ (Eph 5, 23; Col 1, 24), la Nouvelle Jérusalem (Ap 21, 2 ; comparer Ap 21, 14 et Eph 2, 19-22), l’Epouse du Christ que Jésus épousera à la fin des temps (Ap 21, 9). Jésus a promis qu’il serait avec Son Eglise tous les jours jusqu’à la fin des temps (Mt 28, 20).

L’idée que l’Eglise est une simple phase avant la restoration d’Israël ne se trouve nulle part dans l’Ecriture. Pire encore elle contredit l’enseignement biblique très clair que le Royaume de Dieu est l’Eglise. Le Catéchisme précise: » Pour accomplir la volonté du Père, le Christ inaugura le Royaume des cieux sur la terre  » (LG 3). Or, la volonté du Père, c’est d’ » élever les hommes à la communion de la vie divine  » (LG 2). Il le fait en rassemblant les hommes autour de son Fils, Jésus-Christ. Ce rassemblement est l’Église, qui est sur terre «  le germe et le commencement du Royaume de Dieu  » (LG 5). » (CEC n° 541). Ceux qui soutiennent cette doctrine de l’Enlèvement enseignent que l’Eglise catholique est la fausse religion qui va s’aligner avec l’Antéchrist, la Prostituée de Babylone (Ap 18)!

  • Une vision défectueuse d’Israël

L’Ancien Testament est accompli dans le Nouveau. Le sacerdoce de l’AT est accompli dans le sacerdoce du Christ. Les sacrifices de l’AT furent accomplis dans le sacrifice du Calvaire. Contrairement à ce qu’affirment les dispensationalistes, Dieu n’a pas deux peuples (Israël et l’Eglise) mais un seul! « Tous ceux qui croient au Christ, le Père a voulu les appeler à former la sainte Eglise ». Cette « famille de Dieu » se constitue et se réalise graduellement au long des étapes de l’histoire humaine, selon les dispositions du Père: en effet, l’Eglise a été « préfigurée dès l’origine du monde; elle a été merveilleusement préparée dans l’histoire du peuple d’Israël et dans l’Ancienne Alliance; elle a été instituée enfin en ces temps qui sont les derniers; elle est manifestée grâce à l’effusion de l’Esprit Saint et, au terme des siècles, elle sera consommée dans la gloire » (LG 2). » (CEC 752). C’est pour cela que l’Eglise catholique s’est toujours comprise comme le Nouvel Israël (Ga 6, 16; Eph 2, 11-12), et le nouveau Peuple de Dieu (1P 2, 9-10) qui entre dans la Nouvelle Alliance donnée par Jésus (Heb 8, 8-13). Pour autant il n’y a pas de substitution: l’Eglise est Israël élargie aux nations. Jésus a accompli sa mission, »lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un » (Eph 2, 14). Les païens sont greffés sur l’olivier d’Israël (Rm 11) en attendant que les juifs qui ont refusé de croire en Jésus le Messie et qui se sont coupé de l’arbre soient un jour à nouveau greffés.

Si la fondation de l’état d’Israël est un signe fort de la fidélité de Dieu et ne peut être considéré comme un fait anodin, il ne faut pas cependant lui attribuer une dimension messianique, ni évidemment souhaiter la reconstruction du Temple, ce qui serait nier le salut obtenu par Jésus sur la croix.

  • Une lecture défectueuse de 1 Thess 4

Aucun verset de 1 Thess 4 n’évoque une venue secrète de Jésus. Au contraire Paul parle de la résurrection des morts lors de la seconde venue du Christ. Afin de rassurer les Thessaloniciens, apparemment concernés par le fait que les chrétiens morts avant le retour de Jésus ne puissent pas participer à Sa triomphale venue, Paul enseigne que « les morts qui sont dans le Christ ressusciteront les premiers« . puis les chrétiens encore en vie les rejoindront et « ensemble avec eux…rencontreront le Seigneur dans les airs« . Alors « nous seront toujours avec le Seigneur« .

« Mais nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis, afin que vous ne vous affligiez pas, comme les autres hommes qui n’ont pas d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, croyons aussi que Dieu amènera avec Jésus ceux qui se sont endormis en lui. Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur: Nous, les vivants, laissés pour l’avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui se sont endormis. Car, au signal donné, à la voix de l’archange, au son de la trompette divine, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront d’abord. Puis nous, qui vivons, qui sommes restés, nous serons emportés avec eux sur les nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.  » (1 Thess 4, 13-17)

Paul enseigne clairement que tous les chrétiens rencontreront Jésus lors de sa deuxième venue. Il parle de l’avènement du Christ, pas de plusieurs venues. Cet avènement sera annoncé par la voix d’un archange et par le son de la trompette: pas d’enlèvement secret! Paul évoque ceux qui seront encore là; c’est-à-dire ceux qui ont survécu jusqu’à la fin du monde. Il n’est pasfait mention de sept ans de tribulation.

Encore plus important, il n’est pas fait mention d’un changement de direction de Jésus. Notons que Jésus « descendra du ciel ». Il viendra du ciel vers la terre. Paul ne parle pas d’un demi tour effectué après la rencontre des chrétiens dans les airs. Le verbe grec pour « rencontre » est apantesis. C’est un terme technique précis qui désigne la pratique antique des notables d’une ville qui sortait de l’enceinte à la rencontre du roi ou d’un grand dignitaire et l’escortaient dans son entrée dans la cité. Ils partageaient ainsi la gloire de l’arrivée du visiteur. Il est à noter que les citoyens quittent la ville, rencontrent le dignitaire et puis retournent avec lui dans la ville. Les citoyens changent de direction, pas le dignitaire qui continue vers sa destination. C’est exactement le sens d’apantesis utilisé dans la Bible. Mt 25, 6 décrit les cinq vierges sages qui sortent pour rencontrer (apantesis) le fiancé et qui l’accompagne pour retourner aux noces. Les vierges effectuent un demi tour, alors que l’époux continue dans sa direction. Ac 28, 15 décrit comment un groupe de chrétiens de Rome, apprenant la venue de Paul sortent de la ville pour le « rencontrer » (apantesis) et l’escorter de retour dans la ville.

Ainsi ici en 1 Thess 4, 17, il nous est dit que tous les chrétiens partiront à la rencontre (apantesis) de Jésus dans les airs. Puis nous ferons demi tour et escorterons notre Roi vers sa destination finale : la terre. Nous ferons partie du cortège triomphal du Christ, lorsqu’il viendra prendre possession de la terre et achever l’histoire du monde. Donc ici pas d’enlèvement des chrétiens au ciel, ni de demi tour du Seigneur…

Il faut aussi noter que le Nouveau Testament nous donne d’autres détails. En 1  Co 15, 50-58, Paul fait de nouveau référence à la génération qui ne mourra pas. Mais il ajoute le fait que le son de la trompette sera celui de la dernière trompette. La mort est vaincue « La mort a été engloutie dans la victoire » (1 Co 15, 54). Paul parle très clairement de la venue du Christ à la fin du monde : « Oui, je vais vous dire un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés. En un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette finale, car elle sonnera, la trompette, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons transformés. » (1Co 15, 51-52)

Mt 24, 29-31 décrie le même évènement que 1 Thess 4 (voir le tableau plus bas). Or Mt 24 est considéré par tous les chrétiens comme faisant référence à la fin du monde : «Aussitôt après la tribulation de ces jours-là (…)alors apparaîtra dans le ciel le signe du Fils de l’homme ; et alors toutes les races de la terre se frapperont la poitrine ; et l’on verra le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et grande gloire. Et il enverra ses anges avec une trompette sonore, pour rassembler ses élus des quatre vents, des extrémités des cieux à leurs extrémités. » (Mt 24, 29-31)

Puisque Mt 24 décrit la venue du Christ à la fin des temps dans les mêmes termes que 1 Thes 4, 13-18, alors les deux passages parle d’un seul et unique évènement : l’enlèvement se produit à la venue du Christ en gloire à la fin des temps. De plus cet enlèvement ne se produit pas avant la tribulation mais « aussitôt après ».

2 Thess 2 confirme cela en précisant que cet évènement se produira après l’apostasie (la rebellion) et la révélation de l’antéchrist : «à propos de la Venue de notre Seigneur Jésus Christ et de notre rassemblement auprès de lui, (…)Que personne ne vous abuse d’aucune manière. Auparavant doit venir l’apostasie et se révéler l’Homme impie, l’Etre perdu,(…) Alors l’Impie se révélera, et le Seigneur le fera disparaître par le souffle de sa bouche, l’anéantira par la manifestation de sa Venue. » (2 Thess 2,1.3.8)

Tableau récapitulatif des quatre passages relatifs au même évènement : le retour en Gloire du Christ (à noter les parallèles entre 1 Thes 4, 13-17 et les autres passages)

1 Thess 4, 13-17 Mt 24, 29-31 2 Thess 2, 1.3.8 1 Co 15, 51-52
« l’Avènement du Seigneur » « le Fils de l’homme venant »  « la Venue de notre Seigneur Jésus Christ»  
« à la voix de l’archange»  « anges avec une trompette sonore»     
« au son de la trompette» « trompette sonore»    « elle sonnera, la trompette» 
«ceux qui sont morts dans le Christ ressusciteront »      « les morts ressusciteront» 
«emportés avec eux (…)à la rencontre du Seigneur »  « rassembler ses élus»  «notre rassemblement auprès de lui »   
« sur les nuées»  « sur les nuées»     
Quand est ce que cet évènement se produit ? « Aussitôt après la tribulation de ces jours-là»  « Auparavant doit venir l’apostasie et se révéler l’Homme impie, l’Etre perdu»  «au son de la trompette finale » 

 

  • Une interprétation défectueuse de Mt 24, 38-41

Les dispensionalistes prétendent que ces versets parlent d’un enlèvement secret. Or ces versets n’en font aucune mention : « En ces jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et les gens ne se doutèrent de rien jusqu’à l’arrivée du déluge, qui les emporta tous. Tel sera aussi l’avènement du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un est pris, l’autre laissé ; deux femmes en train de moudre ; l’une est prise, l’autre laissée.». Dans le passage parallèle en Lc 17, 22-37, Jésus utilise à nouveau l’exemple du déluge et celui de la destruction de Sodome pour mettre l’accent sur la soudaineté de son retour. Mais cela ne se passe pas dans le secret ! «Comme l’éclair en effet, jaillissant d’un point du ciel, resplendit jusqu’à l’autre, ainsi en sera-t-il du Fils de l’homme lors de son Jour. » (Lc 17, 24). L’éclair n’a rien de secret. Jésus dit que le jugement au temps de Noé et de Lot ne s’est pas produit sans avertissement préalable : « de même en sera-t-il, le Jour où le Fils de l’homme doit se révéler.» (Lc 17, 30)

Révéler, c’est l’inverse de cacher. Ce jour sera la venue dans la Gloire du Christ qui sera manifeste pour tous, tout comme le déluge, la destruction de Sodome et l’éclair. Certains essaient d’utiliser le déluge et la destruction de Sodome pour appuyer leur théorie que les justes sont enlevés alors que les impies sont laissés sur terre. Or, dans les deux cas ceux qui sont enlevés sont les impies (cf Lc 17, 37 où Jésus dit que ceux qui seront pris seront rassemblés dans un lieu de mort «là aussi les vautours se rassembleront » ). Ceux qui restèrent sur terre furent les justes ! Ces évènements enseignent exactement l’inverse de la doctrine de l’enlèvement.

  • Aucun support scripturaire et patristique

Si l’enlèvement secret était vrai, nous devrions avoir un enseignement explicite dans la Bible et dans les écrits des Pères de l’Eglise. Or l’Ecriture n’enseigne qu’un seul retour su Christ. La « venue » du Seigneur est toujours au singulier et fait référence à sa venue à la fin des temps. De même, les pères de l’Eglise ont toujours enseigné une seule venue du Christ à la fin des temps.

  • Ignorance de l’accomplissement du ministère public de Jésus

Il y a deux mille ans, Jésus a accompli notre rédemption, après trois ans de ministère public. Sur la croix, Jésus « sachant que désormais tout était achevé » dit « Tout est accompli » (Jn 19, 28.30). Pourquoi Jésus aurait-il besoin de revenir pour un autre ministère public, cette fois ci long de mille ans ? Que reste-t-il à accomplir ? Il a déjà déclaré : « J’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33). En 1944, le Magistère de l’Eglise catholique a condamné toute forme de millénarisme qui enseigne que Jésus retournerait pour régner visiblement sur la terre avant la fin du monde. Le Catéchisme réitère cet enseignement au numéro 676 

  • Ignorance d’Ap 13

Les tenants de la doctrine de l’enlèvement insistent sur le fait que les saints (les chrétiens) seront enlevés avant la manifestation de l’antéchrist et la tribulation. Or Ap 13, 7-8 dit que l’antéchrist (la Bête) mène campagne contre les saints sur la terre !

  • Méconnaissance de la souffrance

Les adhérents à la doctrine de l’enlèvement mettent l’accent sur le fait que les croyant seront pris pour que les épreuves de la tribulation leur soient épargnées. Or ceci est un manque de compréhension de ce que la Bible enseigne à propos de la souffrance, à savoir qu’elle est un privilège pour ceux qui suivent le Christ (Col 1, 24 ; Rm 8, 17-18) ; Jésus a dit ses disciples qu’ils auraient des croix à porter (Mt 16, 24) et qu’ils souffriraient dans le monde (Jn 16, 33). En Ac 14, 22, il nous est dit qu’« il nous faut passer par bien des tribulations pour entrer dans le Royaume de Dieu ». L’Ecriture sainte est claire : suivre Jésus, c’est partager ses souffrances.

Les premiers martyrs n’ont pas été enlevés, ni les millions de saints brutalement torturés par les communistes au 20ème siècle, ni nos frères chrétiens actuellement persécutés (certains crucifiés) actuellement au Soudan… Et Apocalypse 13 nous dit que les saints vivants lors de la Grande Tribulation ne seront pas enlevés non plus. Il semble que l’adhésion à cette théorie est une forme d’évasion du réel, adaptée à la mentalité moderne complaisante et rejetant toute valeur à la souffrance.

Pour résumer, nous avons vu que la doctrine de l’enlèvement est anti-biblique, ignore le rôle de l’Eglise dans le plan du salut, n’est apparu qu’en 1830 et est rejeté par l’immense majorité des chrétiens comme une bizarrerie excentrique.

janvier 6, 2009

Marie est Immaculée Conception

Classé dans : Marie — cathobiblique @ 9:04
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MARIE EST IMMACULEE CONCEPTION

Pour beaucoup, cette doctrine est difficile à comprendre et encore plus à croire. Le 8 décembre 1854, le Pape Pie IX a ainsi défini de façon infaillible le dogme de l’Immaculée conception :

« La bienheureuse Vierge Marie a été, au premier instant de sa conception par une grâce et une faveur singulière du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée intacte de toute souillure du péché originel ».

Explication du dogme

Trois point clés :

  • 1) Marie a été préservé du péché originel depuis le premier instant de son existence? Non seulement Marie a été préservé du péché originel, mais aussi des souillures (effets) du péché originel. Cela signifie qu’elle n’avait pas de nature corrompue.
  • 2) L’Immaculée Conception concerne uniquement le fait qu’elle ait été préservée du péché originel. Cependant, l’Eglise enseigne aussi que Marie n’a jamais commis de péché personnel. Dans cet article, nous considérerons donc de façon large le fait que Marie est totalement pure de tout péché.
  • 3) Ce privilège a été donné à Marie en vue des mérites du Christ. Jésus est le Sauveur de Marie. Tout comme nous, elle a été racheté par Jésus, à la différence près qu’elle a bénéficié de la rédemption d’une façon proactive. Le fruit de la Rédemption par Jésus a été appliqué pour préserver Marie, tout comme il nous est appliqué pour effacer les péchés que nous avons commis.

 

Nos frères protestants objectent ce dogme pour les raisons suivantes :

  • 1) Ils disent que cela ne se trouve pas dans les Ecritures. De plus, cela contredit Rm 3, 23 qui affirme que«tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu».
  • 2) Ils affirment que cette doctrine signifie que Marie n’a pas besoin d’être rachetée par Jésus. La réponse à cette objection se trouve plus haut dans la distinction faite entre la rédemption qui préserve du péché et la rédemption qui purifie du péché.
  • 3) Ils maintiennent que les Pères de l’Eglise n’ont pas enseigné cette doctrine et notent le fait que même le grand Thomas d’Aquin (1225-1274) l’a rejeté.

Nous examinerons tout d’abord Rm 3,23 et montrerons alors comment défendre l’Immaculée Conception scripturairement. Nous adresserons enfin la question des Pères de l’Eglise et de St Thomas d’Aquin.

Romains 3, 23 « TOUS ont péché… »

Il est évident que st Paul parle de péchés personnels que nous commettons, et non du péché originel que nous héritons. Paul ne parle pas de « tous » dans un sens absolu, excluant absolument chaque homme. Des exceptions évidentes sont par exemple Jésus, Adam et Eve avant la chute et les enfants en dessous de l’âge de raison. Les catholiques croient que Marie est une autre exception.

Plus tôt en Rm 3, 9-10, Paul dit : « Juifs et Grecs, tous sont soumis au péché, comme il est écrit : Il n’est pas de juste, pas un seul, il n’en est pas de sensé, pas un qui recherche Dieu. »

Paul cite ici le psaume 14. Lorsqu’il cite l’Ancien Testament, il respecte toujours le contexte original, selon les règles juives d’utilisation de la Bible. De ce fait, il ne transforme jamais le sens d’un verset pour lui faire dire l’inverse. Donc que veut dire le roi David, lorsqu’il dit : « Non, il n’est plus d’honnête homme, non, plus un seul » (v.3) ? David se lamente de la rébellion qui s’étend en Israël. Les ennemis de David ne sont pas seulement les nations païennes, mais aussi ses compatriotes israélites comme Saul et Absalom, membre de sa propre famille d’alliance. David utilise « tous » dans un sens collectif, qui inclut de larges portions de chaque groupe (juifs et païens), et non pas dans un sens distributif qui inclurait chaque individu. Nous savons cela parce que David distingue immédiatement « tous les malhonnêtes » de « mon peuple » (v.4) et de « la génération des justes » (v.5). Si il n’y a absolument « pas un seul » qui est juste, comment David peut-il parler de « génération des justes » ?

De la même façon, Paul utilise cette citation dans un sens collectif et non pas distributif : les païens ne sont pas les seuls à pécher contre Dieu. Les juifs, unis à Dieu par l’alliance sont aussi rebelles. Rm 3, 23 utilise donc « tous » dans un sens collectif. Paul affirme qu’il n’y a pas de distinction enter les juifs circoncis et les païens incirconcis : les deux groupes commettent des péchés personnels et ont besoin d’être justifiés par la foi ;

De même, lorsque nous lisons Rm 5, 12. 18-19, où Paul enseigne que tous les hommes héritent le péché d’Adam (péché originel), nous devons admettre des exceptions tels que Jésus, Adam et Eve, et selon la foi catholique, Marie.

Evidence scripturaire que Marie est sans péché.

  • « Je mettrai une hostilité entre toi et la femme, entre ton lignage et le sien. Il t’écrasera la tête et tu l’atteindras au talon ». Gn 3, 15

Interprétation : Dieu parle au serpent (Satan) après qu’Adam et Eve ont succombé à la tentation. La descendance de la femme qui écrasera la tête du serpent est reconnue par tous les chrétiens comme étant Jésus. L’hostilité ou l’opposition entre la femme et le serpent est la même hostilité qui existe entre Jésus et le serpent. Cette hostilité est totale, le démon n’a jamais fait tomber Jésus dans le péché, comme il l’a fait avec Adam et Eve. Par conséquent, la femme, la mère de Jésus, n’a pas non plus été piégée par le péché parce qu’elle est aussi en totale hostilité envers le serpent. Cette femme est Marie, et non pas Eve, qui s’est détourné de Dieu en écoutant le démon. De plus Eve n’a pas littéralement donné naissance à Jésus, Marie si.

  • « Il entra et lui dit : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » Lc 1, 28

Interprétation : l’ange Gabriel appelle Marie « pleine de grâce » pour indiquer qu’elle possède la plénitude de la grâce. De fait, il ne l’appelle pas « Marie », mais utilise « pleine de grâce » comme un nom propre, manifestant ainsi combien cette plénitude est exceptionnelle. Ce titre suscite d’ailleurs chez elle la surprise : « A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. » (v.29).

Nous avons montré ailleurs comment l’Arche d’Alliance de l’Ancien Testament préfigurait Marie, l’Arche de la Nouvelle Alliance. Le premier chapitre de l’évangile de Luc fait allusion à ce thème de façon répétée :

Arche de l’Ancien Testament

 

Marie

Une nuée de gloire couvrait le Tabernacle et l’Arche (Ex 40, 34-35 ; Nb 9, 15) « L’ange lui répondit : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1, 35)
L’arche est restée trois mois dans la maison d’Ebed Edom le Gittite (2 S 6, 11) Marie passa trois mois dans la maison de Zacharie et d’Elisabeth (Lc 1, 26. 40)
Le roi David demanda :« Comment l’arche de Yahvé entrerait-elle chez moi ? » (2 S 6, 9) Elisabeth demanda à Marie : « Et comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ? » (Lc 1, 43)
David bondit et dansa devant le Seigneur lorsque l’Arche arriva à Jérusalem (2 S 6, 14-16) Jean le Baptiste bondit de joie dans le sein d’Elisabeth lorsque Marie arriva (Lc 1, 44)

 

Comme nous l’avons vu, Dieu a pris soin de préparer et de préserver le réceptacle qui contenait Sa Parole écrite. L’Arche était faite de bois d’acacia et d’or pur. Dieu exigea qu’elle soit sans défauts. Il frappa Uzza de mort pour avoir oser toucher et ainsi profaner l’Arche (2 S 6, 7). Si Dieu a pris un tel soin pour préserver l’Arche de l’Ancien Testament de toute tâche, défaut ou profanation, combien plus a-t-il préservé l’Arche du Nouveau Testament de toute trace de péché, elle qui portait un trésor encore plus saint, la Parole vivante ?

Les Pères de l’Eglise enseignent que Marie est sans péché.

St Justin Martyr et St Irénée ont implicitement enseigné que Marie était libre de tout péché lorsqu’ils montrèrent qu’elle était la nouvelle Eve qui renversait la désobéissance de la première. Lorsqu’elle désobéit, Eve était libre de tout péché et de toute concupiscence (inclination au péché). Ainsi, son « non » à Dieu était un choix libre et conscient de sa volonté. Pour que l’obéissance de Marie puisse défaire la désobéissance d’Eve, le « oui » de Marie devait être aussi parfait que le « non » d’Eve. Cela n’a été possible que parce que Marie était libre de tout péché et de toute inclination au péché, tout comme Eve. Plus tard, d’autres Pères sont explicitement enseigné que Marie était sans péché.

St Ephrem de Syrie (306-373), docteur de l’Eglise, écrit : « Toi [Christ] seul et ta Mère sont plus beaux que tous les autres, car il n’y a pas de défaut en toi ni de tâches sur ta Mère » (Hymne 27, 8).

St Ambroise (340-397), évêque de Milan et docteur de l’Eglise, écrie dans son commentaire au ps 118 : « Marie, une Vierge non seulement incorrompue, mais une Vierge que la grâce a rendue inviolée, libre de toute trace de péché » (Commentaire du ps 118, 22, 30)

St Augustin (354-420) écrit : « Ainsi donc, à l’exception de la sainte Vierge Marie, dont il ne saurait être question quand je traite du péché et dont je ne saurais mettre en doute la parfaite innocence, sans porter atteinte à l’honneur de Dieu ; car celle qui a mérité de concevoir et d’enfanter l’innocence même, le Verbe incarné, pouvait-elle ne pas recevoir toutes les grâces par lesquelles elle serait victorieuse de tout péché quel qu’il fût? » (De la nature et de la grâce, 42).

La question du péché originel et de la nécessité du salut pour Marie

Les Pères de l’Eglise ont cru que la Sainte Ecriture et la Sainte Tradition enseignaient que Marie n’avait jamais commis de péché personnel. Cependant, ils n’adressèrent pas explicitement le fait que Marie était libre du péché originel. St Augustin, dans un passage, fait entendre que Marie était née avec le péché originel. Cependant il n’aborde pas explicitement cette question. Au Moyen Age, les docteurs de l’Eglise ont réfléchi plus directement sur la question de Marie et du péché originel. Ils ont tous affirmés que Marie a été, tout au long de sa vie, sans péché. Mais, des théologiens, tels que St Bernard, st Thomas d’Aquin et st Bonaventure (tous trois très dévoués à Marie) ont vu une difficulté. L’Immaculée Conception semble impliquer que Marie n’avait pas besoin d’un Sauveur. Comment réconcilier le fait que Marie est sans péché avec l’universalité de la rédemption accomplie par le Christ ?

Ces grands théologiens ont pressenti que cette contradiction apparente devait être résolue avant que l’Eglise ne définisse dogmatiquement ce que la Bible et la Tradition semblaient enseigner : que Marie est sans péché. Duns Scott (1266-1308), un théologien franciscain anglais, trouva une solution. Par ses brillants écrits, il montra que la préservation de Marie du péché original n’enlevait pas le besoin pour Marie d’être rachetée. Cela nécessitait une rédemption encore plus parfaite : une rédemption préservatrice. Si un homme vous sort de sables mouvants, vous direz qu’il vous a sauvé. Mais s’il vous empêche de tomber dans les sables mouvants, vous direz qu’il vous a sauvé d’une façon plus parfaite encore.

Les mérites du Christ pouvaient bien évidemment être appliqué à Marie par anticipation. Tous les saints de l’Ancien Testament ont été pardonnés de tous leurs péchés (y compris le péché originel) en raison des mérites des souffrances du Christ, de sa mort et de sa résurrection. Lorsque l’Eglise réconcilia l’Immaculée Conception avec la Rédemption universelle du Christ, les discussions autour de ce sujet cessèrent.

Les Pères ont considéré comme évident que Marie n’avait commis aucun péché personnel. Les mêmes raisons qui ont fait que Dieu a préservé Marie de tout péché personnel s’appliquent d’autant plus à la préservation du péché originel. Les péchés véniels personnels ne séparent pas une personne de Dieu comme le fait le péché originel.

Le rôle de Marie comme la Nouvelle Eve exclut non seulement tout péché, mais aussi la concupiscence. Comme st Paul l’enseigne en Romains 5, les dons obtenus pour nous par Christ sont bien plus nombreux que les dommages provoqués par Adam. La restauration accomplie par Dieu transforme toute chose, au-delà même de ce qui était à l’origine. Par conséquent, nous devons conclure que le « Oui » de Marie, qui a conduit à notre rédemption dans le Christ, a été plus parfait que le « Non » d’Eve qui a conduit à notre chute en Adam. Puisqu’Eve a dit non à Dieu avec une nature humaine parfaite, Marie de même a du dire oui à Dieu avec une nature humaine parfaite. Une telle nature exclue tout péché et toute concupiscence.

décembre 8, 2008

Virginité perpétuelle de Marie

Classé dans : Marie — cathobiblique @ 6:24

VIRGINITÉ PERPÉTUELLE DE MARIE

L’Eglise catholique enseigne que Marie était vierge avant, pendant et après la naissance de Jésus. Dieu a équipé Marie afin qu’elle soit la Mère de Dieu, l’épouse du Saint Esprit et la Mère de l’Eglise. Il l’a préservé de tout péché pour lui permettre d’accomplir ces rôles parfaitement. C’est pourquoi elle fut conçue immaculée. Marie devait être intacte spirituellement et Dieu a voulu que son corps reflète cette pureté. C’est pour cela qu’Il a miraculeusement préservé sa virginité lorsqu’elle donna naissance à Jésus et qu’Il a aussi préservé son corps de la corruption après la mort (son Assomption). L’Ecriture enseigne que nos corps reflètent notre condition spirituelle. Après que l’humanité fut blessée spirituellement par la Chute, nos corps devinrent mortels et soumis à la décomposition. Au ciel, lorsque nous serons spirituellement parfaits, nos corps ressuscités le seront aussi.

Notons au passage combien tout l’enseignement de l’Eglise sur Marie est magnifiquement cohérent et solide théologiquement. La doctrine de la virginité perpétuelle de Marie ne diminue pas la valeur de la sexualité maritale, mais reflète plutôt le rôle unique de Marie dans le plan du salut.

Pour défendre la virginité perpétuelle de Marie, nous devons d’abord examiner les versets utilisés pour attaquer cette doctrine. Ensuite, nous verrons d’autres versets qui l’exposent. Puis nous verrons ce que les Pères de l’Eglise ont enseigné. Et enfin nous verrons que mêmes les Réformateurs (qui ont inventé la sola scriptura)  ont affirmé vigoureusement que  cette doctrine est biblique.

Versets utilisés pour rejeter la virginité perpétuelle de Marie

« Celui-là n’est-il pas le fils du charpentier ? N’a-t-il pas pour mère la nommée Marie, et pour frères Jacques, Joseph, Simon et Jude ? » Mt 13, 55

  • Ni l’hébreu, ni l’araméen n’a de mot pour « cousin ». Bien que le texte du Nouveau Testament que nous avons est en grec, qui a un terme pour cela, la traduction littérale de l’hébreu ach, utilisé par Jésus et les disciples, est de fait adelphos en grec, que nous traduisons par « frère ». Or ce terme dans la Bible est utilisé dans de multiples circonstances (comme c’est le cas encore aujourd’hui) pour désigner :
  • un enfant mâle ayant les mêmes parents
  • des hommes descendants d’un même parents Ac 7, 23.26; Heb 7, 5
  • des membres d’un même peuple Ac 3, 17.22; Rm 9, 3
  • un voisin, un homme quiconque Lc 10, 29; Mt 5, 22; 7, 3
  • des personnes unis dans un intérêt commun Mt 5, 47
  • des personnes unies dans un appel commun Ap 22, 9
  • des membres de l’humanité Mt 25, 40; Heb 2, 17
  • les disciples et par implication tous les croyants Mt 28, 10; Jn 20, 17
  • les croyants, sans distinction de sexe, Mt 23, 8; Ac 1, 15; Rm 1, 13; 1 Th 1, 4; Ap 19, 10 (le mot «sœurs» est utilisé pour désigner les croyantes uniquement en 1 Tim 5, 2)
  • Dans la Bible hébraïque, Gn 14, 14 désigne Lot comme le « frère » d’Abraham, alors qu’il est son neveu (Gn 11, 26-28). De même en Gn 14,14 Jacob est appelé le « frère » de son oncle Laban (Gn 29, 10). On retrouve d’autres endroits où les mots « frère » ou « frères » sont utilisés pour désigner des membres d’une même famille (Dt 23, 7 ; 2 S 1, 26 ; 1R9, 13 ; 20, 32 ; 2R 10, 13-14 ; Jer 34, 9 ; Am 1, 9).

Si maintenant nous regardons plus précisément le cas de la Sainte Famille, nous découvrons les faits suivants :

  • En Lc 2, 41-51, l’histoire de Marie et de Joseph emmenant Jésus au Temple à l’âge de douze ans montre de façon évidente que Jésus est leur fils unique. Puisque tout le monde s’accorde sur le fait qu’il est le premier né, si il avait (comme certains l’affirme en se basant sur Mt 13, 55) au moins cinq frères, on n’en voit pas la trace dans ce récit qui démontre à lui tout seul qu’il pas plausible que Jésus ait eu des frères.
  • Jésus utilise lui-même le terme « frères » dans un sens large. En Mt 23, 8, il appelle les foules et ses disciples (v.1) « frères ». En d’autres mots, ils ont frères les uns des autres. En Mt 12, 49-50, il appelle ces disciples et tous ceux qui font la volonté de son Père « mes frères ».
  • En comparant Mt 27, 56 ; Mc 15, 40 et Jn 19, 25, nous voyons que Jacques et Joseph (mentionné en Mt 13, 55 avec Simon et Jude comme « frères » de Jésus) sont aussi appelés fils de Marie, femme de Clopas. Cette autre Marie (Mt 27, 61 ; 28, 1) est appelée la adelphe (féminin d’adelphos) de la Vierge Marie en Jn 19, 25 (il est peu probable qu’il y ait eu deux sœurs appelées Marie, ce terme désigne donc des cousines ou des membres d’une même famille). Mt 3, 55-56 et Mc 6, 3 mentionnent Simon, Jude et des « sœurs » avec Jacques et Joseph, les appelant tous adelphoi (pluriel d’adelphos). Puisque nous savons que Jacques et Joseph ne sont pas des frères de sang de Jésus, l’interprétation la plus probable de Mt 13, 55 est que tous ces « frères » sont cousins, selon les conventions linguistiques exposées plus haut.

Mt 1, 24-25 « Une fois réveillé, Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui sa femme et il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils, et il l’appela du nom de Jésus

Est que « jusqu’au jour » signifie qu’après la naissance de Jésus, Marie a eu des relations sexuelles normales avec Joseph ? Non. Le mot « jusque » ne signifie pas nécessairement un changement de condition (dans ce cas la fin d’une abstinence sexuelle). Par exemple, 1 Co 15, 25 dit que Christ « doit régner jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds ». Cela signifie-t-il qu’après cela Christ cessera de régner ? Non, car il règnera pour toujours (Lc 1, 32-33).

Lc 2, 6-7 «  Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né »

« Premier né », en grec protokos, signifie en premier lieu « prééminent » : par ex. David est décrit comme le premier né, le plus grand des rois de la terre (Ps 89, 27) ou Dieu appelle Ephraïm (Jer 31, 9) et le peuple d’Israël (Ex 4, 22) « mon premier né ». Enfin les chrétiens sont appelés « les premiers nés » en Heb 12, 23.

Dans un sens plus littéral cependant, « premier né » désigne chez les juifs l’enfant qui, le premier ouvre le sein (Ex 13, 2). Le premier né, selon la loi mosaïque devait être racheté dans les 40 jours suivant sa naissance (Ex 34, 20). A ce moment la mère ne sait pas si elle aura d’autres enfants. Le titre de premier né, cependant sera celui qu’elle utilisera pour désigner son fils, même si celui-ci sera son unique.

Versets à utiliser pour défendre la virginité perpétuelle de Marie

Il nous faut garder à l’esprit deux éléments pendant l’étude de ces versets :

  • 1) Les «frères» de Jésus ne sont jamais appelé «fils de Marie»
  • 2) Certains de ces «frères» conseillent et réprimandent Jésus (Jn 7, 3-4 et Mc 3, 21). Or, dans la culture juive, les frères les plus jeunes ne réprimandent jamais un frère plus âgé. Par conséquent, ils n’étaient pas les jeunes enfants de Marie.

Mt 15 et Jn 19, 27

En Mt 15, Jésus condamne les Pharisiens parce qu’ils utilisaient la règle du korban (procédure visant à consacrer rituellement quelque chose au Seigneur) pour éviter de prendre soin de leurs parents âgés. Cette attitude irrita Jésus. En Jn 19, 26-7, Jésus est sur la croix et au point de mourir. Apparemment Joseph est mort puisqu’il n’est plus fait mention de lui depuis le début du ministère public de Jésus. Marie, demeurant seule, Jésus la confie à Jean, fils de Zébédée, qui n’était pas un frère de Jésus. Si Jésus avait des frères plus jeunes, ce geste n’aurait aucun sens. Jésus a condamné les Pharisiens qui se dispensaient de la responsabilité de prendre soin de leurs parents ? Pourquoi dispenserait-il ses propres frères de cette obligation importante, de ce commandement (Ex 20, 12) ? Cela ne fait aucun sens. Donc Jésus est bien fils unique.

Il nous est dit qu’après la Résurrection, les apôtres se réunissaient dans la chambre haute « avec Marie la mère de Jésus et avec ses frères » (Ac 1, 13-14). Si les frères de Jésus  étaient aussi les fils de Marie, alors pourquoi Marie serait-elle sous la protection de Jean ?

Une lecture attentive de la Bible confirme la doctrine catholique de la virginité perpétuelle de Marie qui n’a pas eu d’autres enfants. Voyons ce qu’en disent les chrétiens des premiers siècles de l’Eglise.

Les Pères de l’Eglise défendent la virginité perpétuelle de Marie

St Athanase, le grand docteur de l’Incarnation qui a mené la lutte contre l’arianisme, est très respecté par les protestants. Dans son Discours contre les ariens, il appelle explicitement Marie la « Toujours Vierge ». Il mentionne ce titre, non comme une nouveauté ou quelque chose qui avait besoin d’être prouvé, mais comme un fait acquis pour les chrétiens.

A la fin du quatrième siècle, lorsque Helvédius remis en question la virginité perpétuelle de Marie, les Pères de l’Eglise réagirent avec indignation. St Jérome  écrivit une défense cinglante de cette doctrine, La virginité perpétuelle de la Sainte Vierge Marie contre Helvédius, condamnant son enseignement comme une nouveauté et une hérésie. St Augustin et st Ambroise défendirent vigoureusement la virginité perpétuelle de Marie. Augustin l’appelle « une Vierge qui conçoit, une Vierge qui porte, une Vierge enceinte, une Vierge qui enfante, une Vierge perpétuelle ».

Nous avons vu plus ailleurs que l’Arche d’Alliance dans l’Ancien Testament préfigurait Marie . Dieu voulut que cette Arche soit sans défaut parce qu’elle devait porter la Parole écrite de Dieu (les dix commandements). Combien plus Dieu a voulu préserver de toute tache et de tout défaut Marie l’Arche du Nouveau Testament, qui a porté la Parole vivante de Dieu.

Les réformateurs protestants défendent Marie, la « toujours vierge »

En conclusion, nous pouvons montrer à nos frères protestants que même les réformateurs soutenaient cette doctrine :

Luther : « C’est un article de foi que Marie est Mère du Seigneur et toujours vierge…Christ, nous croyons, est venu d’un sein laissé parfaitement intact »

Calvin : « Certains ont voulu suggérer de ce passage [Mt 1, 25] que la Vierge Marie a eu d’autres enfants que le Fils de Dieu, et que Joseph a demeuré alors avec elle plus tard, mais quelle folie que celle-ci ! Car l’auteur de l’évangile n’a pas voulu rapporter ce qui s’est passé ensuite, il a simplement voulu mettre en lumière l’obéissance de Joseph et montrer que Joseph a été bel et bien assuré que c’était Dieu qui avait envoyé son ange à Marie. Il n’a pas, par conséquent, vécu avec elle, ni partagé sa compagnie… Et d’ailleurs ce Notre Seigneur Jésus Christ est appelé le premier né. Ce n’est pas parce qu’il y a eu un second ou un troisième, mais parce que l’auteur de l’évangile fait référence à la proéminence. L’Ecriture nous parle ainsi en nommant le premier né, qu’il y ait ou non question d’un second » (Sermon sur Mt 1, 22-25, publié en 1562).

Zwingli : « Je crois fermement que Marie, selon les paroles de l’évangile, comme un pure Vierge a donné naissance pour nous au Fils de Dieu et dans l’accouchement et après l’accouchement est demeurée pour toujours une pure et intacte Vierge »

décembre 5, 2008

Les catholiques adorent et prient devant des statues de Marie, donc ils adorent des idoles.

Classé dans : Marie, Objections courantes — cathobiblique @ 12:43

Objection :

Les catholiques adorent et prient devant des statues de Marie, donc ils adorent des idoles.

 

Réponse :

Pensez-vous honnêtement que les catholiques ne font pas la différence entre le Dieu de l’univers et du plâtre peint ? Les protestants s’agenouillent souvent en tenant une croix ou une Bible à la main. Adorent-ils du bois ou du papier imprimé ? Non, ils vous diront que ce sont des rappels de Jésus et de son œuvre de salut. De la même façon, les images des saints nous rappellent Jésus et son œuvre de salut. Aucun bon catholique pense qu’il adore Marie en s’agenouillant devant son image en prière.

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